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VALEURS OLYMPIQUES

Ci-dessusPour les valeursolympiques,Pierre deCoubertins'inspira des JeuxOlympiquesanciens. 30REVUE OLYMPIQUEwww.olympic.orgVALEURS OLYMPIQUES L'HOMME DERRIÈRE LES VALEURSIl n'est guère surprenant que Pierre de Coubertin aitcherché à insuffler au Mouvement olympique desvaleurs pérennes. Il se considérait avant tout comme unpédagogue réformateur. En tant que tel, il avait puconstater par lui-même qu'il était possible de changerdes vies en inculquant des valeurs aux élèves. Il publiades travaux d'histoire, de politique et de sociologie,mais, avant tout, Coubertin est connu pour l'intérêt qu'ilportait à la réforme de l'éducation, dans laquelle, selonlui, le sport avait un rôle fondamental à jouer. Il estimaitque le sport devait occuper une place importante dansl'apprentissage de chaque enfant et, en fait, bénéficierdu même niveau d'enseignement que les sciences, lalittérature et les arts. La position de Coubertin reposaitsur l'idée que le sport peut stimuler la réflexion et ren-forcer la capacité de concentration. C'est ainsi qu'ildéclara, en 1887, que le sport offrait des possibilitésd'apprentissage deux fois plus rapide et unecompréhension deux fois meilleure. Autre élément important de la philosophie del'éducation de Pierre de Coubertin: la faculté du sport àjeter les bases d'une éthique. De son point de vue, lecode de conduite personnel résultant d'une pratiquesportive servait de fondement à une morale et à la réa-lisation d'objectifs éducatifs plus larges. La connaissanceet la maîtrise de soi, la générosité, le respect des règleset des autres, et aussi le goût pour l'effort étaientd'égale importance pour guider les actions de chacun,que ce soit sur le terrain, en classe ou dans la vie. RETOUR VERS LE FUTUR Pour élaborer sa vision de l'éducation, Coubertin s'ins-pira d'une philosophie florissante 3000 ans auparavant.Dans la Grèce ancienne, le sport formait partie inté-grante de l'éducation générale et était considéré commeindispensable à l'équilibre physique et mental parfait de l'individu. Le sport égalait l'art, la philosophie et lamusique. Ensemble, ces disciplines formaient leséléments constitutifs d'un développement harmonieuxdu corps, du caractère et de l'esprit. Les Jeux Olympiques antiques, dont on peut faireremonter l'origine à 776 avant notre ère, prônaient cesystème éducatif total. Les Jeux Olympiques, étroitementliés à des festivals religieux et dédiés aux dieux del'Olympe, offraient aux hommes libres d'origine grecquel'occasion de s'affronter tous les quatre ans à la courseà pied, au lancer du disque et du javelot, en lutte, enboxe, en saut en longueur, dans des concours équestreset en pentathlon. Une couronne de feuilles d'olivier étaitdécernée au vainqueur, qui obtenait également le droit àune transcription en vers de ses exploits et à une statueà son effigie érigée dans sa ville. La sacralité des Jeux Olympiques antiques sereflétait dans la tradition de la «Trêve olympique», ou«Ekecheiria». Durant un laps de temps donné, précédantet suivant les Jeux, toutes les hostilités opposant lescités grecques antiques devaient cesser. La plained'Olympie devenait un sanctuaire où nul n'était autoriséà porter d'arme. Ainsi, les athlètes, leur famille, desartistes et quelque 40 000 spectateurs se rendaient entoute sécurité à la manifestation, pour y concourir oupour y assister. La tradition de la Trêve olympique dura 1200 ans, jusqu'à ce que l'empereur romain Théodosedécrète que les Jeux constituaient un «culte païen» et,en conséquence, devaient être interdits. Pierre de Coubertin était convaincu que les Grecs del'Antiquité offraient un exemple à suivre pour fonder unMouvement et des Jeux Olympiques modernes. Commeles anciens Grecs, il considérait que le sport ne cons-tituait pas seulement l'élément essentiel d'une éducationharmonieuse, mais aussi un véhicule favorisant l'har-monie de la société, la compréhension et la paix. En fait,il lui semblait que le sport pouvait presque tout accom-plir. Il déclara un jour que, pour l'homme, le sport était lameilleure manière d'atteindre la perfection absolue. ADAPTER LES IDÉAUX ANTIQUESAU CONTEXTE MODERNEQuand Pierre de Coubertin lança officiellement le Mou-vement olympique et le Comité International Olympiquelors du Congrès international de Paris, sa confiance en lavaleur du sport ne s'était pas amoindrie, mais sa positionétait devenue plus conventionnelle. La «perfection», entant que but ultime du sport, avait été remplacée parl'«effort». Comme Coubertin l'expliqua dans ce qui estdevenu la profession de foi des Jeux Olympiques, «l'im-portant dans la vie n'est pas de vaincre, mais de lutter.L'essentiel n'est pas d'avoir gagné, mais de s'être bienbattu». Lorsqu'on lui demandait pourquoi il avait décidéde rétablir les Jeux Olympiques et de créer le Mouve-ment olympique, Coubertin répondait que son but étaitd'ennoblir et de renforcer le sport, pour garantir son indé-pendance et sa pérennité, et ainsi lui permettre de remplirle rôle éducatif qui lui revient dans le monde moderne. Aufil du temps, les idées de Coubertin sur le rôle du sportdans l'éducation allaient se faire plus détaillées et cesprécisions seront par la suite à l'origine de l'ajout dans laVALEURS FONDAMENTALES Les trois valeurs fondamentales duMouvement olympique, qui nous inspirentsur le plan individuel et institutionnel, sont: ?Excellence:Cette valeur signifie donner lemeilleur de soi-même, sur le terrain de jeu ou dans le monde professionnel.L'important n'est pas de gagner, mais de participer, de progresser en fonction de ses objectifs personnels, et de jouir de l'association saine d'un corps, d'unesprit et d'une volonté solides. ?Amitié:Cette valeur est au coeur même duMouvement olympique. Elle nousencourage à percevoir le sport comme unoutil de compréhension mutuelle entre lesindividus et les peuples du monde entier.?Respect: Cette valeur inclut le respect de soi-même et de son corps, des autres,des règles et des règlements, du sport et de l'environnement. Directement lié au sport, le respect signifie fair-play, luttecontre le dopage et contre tout ce qui est contraire à l'éthique.