page 1 page 2 page 3 page 4 page 5 page 6 page 7 page 8 page 9 page 10 page 11 page 12 page 13 page 14 page 15 page 16 page 17 page 18 page 19 page 20 page 21 page 22 page 23 page 24 page 25 page 26 page 27 page 28 page 29 page 30 page 31 page 32 page 33 page 34 page 35 page 36 page 37 page 38 page 39 page 40 page 41 page 42 page 43 page 44 page 45 page 46 page 47 page 48 page 49 page 50 page 51 page 52 page 53 page 54 page 55 page 56 page 57 page 58 page 59 page 60 page 61 page 62 page 63 page 64 page 65 page 66 page 67 page 68 page 69 page 70 page 71 page 72 page 73 page 74 page 75 page 76 page 77 page 78 page 79 page 80 page 81 page 82 page 83 page 84
|
REVUEOLYMPIQUE 33LE CIO ET L'ENVIRONNEMENTd'été et d'hiver des Jeux Olympiques sont davantageque de simples compétitions sportives. Manifestationsimmenses, elles requièrent un nombre conséquent desites à construire, le développement d'infrastructureset un investissement significatif en capital. Pour lescomités d'organisation des Jeux Olympiques d'été,les contraintes environnementales relatives auxconstructions peuvent être particulièrementexigeantes, étant donné l'usage plus important desites temporaires et la nécessité d'héberger un plusgrand nombre d'athlètes et de spectateurs. Lescomités d'organisation des Jeux Olympiques d'hiversont généralement soumis à des pressions plus fortesde la part du public quant aux mesures favorables àl'environnement. Ceci s'explique par le fait que lapopulation des villes hôtes de ces Jeux tend à vivredans un cadre naturel intouché. Elle est donc plussusceptible de faire entendre ses préoccupations ettient davantage à ce que les comités d'organisationagissent pour assurer un développement durable.L'autre point qui distingue les différentes éditions des Jeux est celui de la responsabilité de la constructiondes sites. Ainsi, le comité d'organisation de Vancouvercontrôle les méthodes de construction pour les Jeux d'hiver de 2010. Ceci signifie que le comitéd'organisation peut avoir une grande influence sur le choix de procédés de construction respectueux del'environnement. À Londres, en revanche, la constructionest gérée par l'ODA (l'Autorité chargée de la livraisondes infrastructures olympiques), entité autonome ayantses propres critères et exigences pour l'environnement.L'ODA collabore néanmoins avec la section environ-nement/développement durable de Londres 2012.Qu'il s'agisse d'organiser une édition d'été oud'hiver des Jeux et quel que soit le contrôle sur lesprotocoles de construction, chaque comité d'organisationd'une ville hôte doit collaborer avec les autorités localespour s'assurer que ses installations et ses activités deredéploiement respectent et étayent la stratégie à longterme de développement durable de la région. Lescomposantes d'une telle stratégie peuvent êtresignificativement différentes d'un pays hôte à l'autre.Beijing, par exemple, qui organisera les Jeux Olympiquesde 2008, a placé en priorité absolue dans sa séried'initiatives en faveur de l'environnement la mise àniveau acceptable de la qualité de l'eau. L'améliorationde la qualité de l'eau est certes un objectif essentiel qui,s'il est atteint, bénéficiera à des dizaines de millions de Chinois, néanmoins cette priorité n'était pas aussipertinente pour Sydney en 2000, qui n'était pasconfronté à ce problème. La ville australienne établit samarque sur l'environnement dans un certain nombred'autres secteurs, et notamment celui des énergies ?À gauche Les Jeux d'hiverde 1994 àLillehammer,début d'unnouveauchapitre dansl'histoire duMouvementolympique et del'environnement. 34REVUEOLYMPIQUELE CIO ET L'ENVIRONNEMENTAUJOURD'HUI, L'ENVIRONNEMENT CONSTITUE LE TROISIÈME PILIER DE L'OLYMPISME, À CÔTÉ DU SPORTET DE LA CULTURE.renouvelables. De même, Athènes en 2004 choisit de se servir des Jeux comme catalyseur pour des actionssur l'environnement telles que la rénovation d'un frontde mer très détérioré et la création d'un nouveau parcnational. Et alors que ces exemples prenaient corps, leCIO comprit que «l'héritage environnemental» allaitavoir un sens différent pour chaque ville hôte.Au boutdu compte, ce qui était nécessaire, c'est que le CIOpropose un programme environnemental qui puissereconnaître au moins deux types d'actions distinctes sur l'environnement. D'une part, celles principalementgérées par les FI sont à l'origine de pratiques et deprocédures standard pour minimiser les risquesd'atteinte à l'environnement qu'un sport en particulierest susceptible de provoquer. D'autre part, les actionsmenées en grande partie par les comités d'organisationen conjonction avec les autorités de la ville hôte sontconsacrées à la nécessité de minimiser le risque surl'environnement que pourraient entraîner lesconstructions ou projets de rénovation urbaineaccompagnant la tenue des Jeux Olympiques. Le défiréside pour le CIO dans la nécessité d'accorder uneattention suffisante et de soutenir la mise en oeuvre des initiatives de chaque catégorie. Parallèlement, il doitproposer un cadre qui prône la rigueur dans la poursuitedu développement durable sans pour autant outrepasserses attributions. Imposer des exigences générales en cequi concerne le respect de l'environnement ne fonction-nerait pas. Des directives malencontreuses pourraientmême faire échouer le troisième pilier de l'Olympisme. LE VERDISSEMENT DUMOUVEMENT OLYMPIQUEC'est dans un tel cadre que le CIO a décidé de faireprogresser son plan ambitieux de donner un statutconséquent à la protection de l'environnement dansles activités du Mouvement olympique. En premierlieu, le CIO a institué une politique établissant sanséquivoque son propre engagement au respect del'environnement, et cela aussi bien dans la promotiondes Jeux que dans l'éducation des membres de lafamille olympique à l'importance d'un environnementsain et d'un développement durable. Cette politique aété au centre des discussions du Congrès olympiquedu Centenaire en 1994 et a conduit à l'amendementde la Charte olympique en 1996. Cette modification aofficiellement étendu le rôle du CIO à «encourager et |