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www.olympic.orgREVUEOLYMPIQUE39LE CIO ET L'ENVIRONNEMENTC'est par l'action des comités d'organisationdes Jeux Olympiques que s'exprime lemieux l'engagement du Mouvementolympique envers la protection de l'environnement et ledéveloppement durable. En premier lieu, ces organismessont tenus de prévoir le meilleur environnement possiblepour des compétitions sportives et une expérienceolympique qui se caractérisera par des épreuves bienorganisées et des moments inoubliables. Ceci doit, en outre, être accompli en conformité avec la Charteolympique qui stipule que les Jeux doivent êtreorganisés de façon à refléter un souci responsable pour l'environnement et qu'ils laissent aux villes et payshôtes un héritage positif. Respecter cette obligation àl'égard de l'environnement ne va pas sans défis quipeuvent être de grande envergure.Plus qu'une simple compétition sportive, chaqueédition des Jeux Olympiques est une immensemanifestation qui attire des dizaines de milliersd'athlètes et de spectateurs sur une période assezcourte. Pour les héberger et organiser les épreuvessportives qui les rassemblent, de nouveaux équipementsdoivent être construits, d'autres restaurés ou agrandis.Quant aux infrastructures de la région, les autoroutes, les aéroports, la gestion des déchets, la productiond'électricité, tout cela nécessite d'être renforcé. Il va de soi qu'une telle entreprise dans un délai aussilimité peut avoir un impact lourd sur l'environnement.Heureusement, les comités d'organisation sont deplus en plus aptes à minimiser ces conséquencesnéfastes sur l'environnement. Ils incorporent les principesde protection de l'environnement et du développementdurable dès le lancement de leur planification etcollaborent avec de nombreux partenaires plus quedésireux de transmettre leur précieuse expertise degestion de l'environnement. Outre le CIO qui peut fournirdes conseils et une assistance sur la base des connais-sances acquises lors des précédentes éditions des Jeux,ils peuvent compter sur les autorités gouvernementales,les agences environnementales, le Programme desNations Unies pour l'environnement (PNUE), les parte-naires olympiques et la population locale des régionsconcernées. La collaboration de ces diverses entités estsusceptible de faire progresser la mise en oeuvre d'unhéritage durable sur l'environnement, qui comprendra larénovation ou la revitalisation de sites, une prise deconscience accrue aux questions du milieu ambiant etune accentuation des politiques et pratiques écologiques.Avant tout, ces partenariats démontrent le rôle que jouela collaboration pour rendre efficace l'action surl'envi-ronnement d'une ville et d'un pays hôtes et au-delà.L'EXEMPLE DE TURINLes Jeux Olympiques d'hiver de 2006 à Turin, Italie,peuvent être considérés comme la première grandemanifestation sportive réellement verte en Europe.L'initiative «Patrimoine du climat de Turin» (HECTOR) a été l'un des éléments qui contribua principalement àcette distinction. Son objectif ne fut pas seulement desensibiliser aux questions du changement climatiquemais aussi, grâce à un investissement financierdestiné au reboisement dans le monde, une efficacitéaccrue de l'énergie et un usage amélioré des sourcesd'énergie renouvelables, de compenser les plus de100 000 tonnes de gaz de serre produites au coursdes Jeux Olympiques et des Jeux Paralympiques. Ceprojet ambitieux soutenu par la région du Piémont, lePNUE, la ville de Pinerolo et des donateurs individuelsest parvenu à un niveau de compensation de 70%.Le comité d'organisation des Jeux à Turin (TOROC) a remporté du succès en ce qui concernel'environnement, et notamment avec ses actions pour réduire les déchets, conserver l'eau fraîche, et l'incorporation de concepts écologiques dans la construction des bâtiments, l'utilisation dematériaux non polluants sur les sites de construction,l'organisation du recyclage au village olympique, lamise en oeuvre d'un plan de transports à carburantspropres, l'exploitation du chauffage solaire passif et la préservation des paysages naturels.Ces réussites de Turin en matière d'environnement nesont pas le résultat d'une réflexion de dernière minute.Elles ont fait l'objet d'une planification méticuleuse dèsl'origine. Le TOROC, pour être sûr qu'il parviendrait àdes objectifs très élevés et significatifs à ce sujet, asystématiquement favorisé le développement durable. Uneapproche dont les principales composantes comprennent:?L'évaluation stratégique de l'environnement dans laconception des sites et le choix des emplacements,ainsi qu'un système complet de gestion del'environnement respectant la norme ISO 14000. ?L'adoption des outils volontaires de l'Unioneuropéenne de promotion d'un héritage durable dont l'un d'entre eux, l'Eco-Management and AuditScheme (EMAS), propose aux organisationsd'identifier l'impact de leurs activités surl'environnement, de produire des stratégies en vue deréduire cet impact, et de rendre compte des progrèsÀ gauche LesJeux de 2006 à Turin ont été la premièremanifestationsportive majeurevraiment verted'Europe.À droite Uneévaluationstratégique del'environnementa guidé le choixet la conceptiondes sites desJeux à Turin. ?

40REVUEOLYMPIQUEwww.olympic.orgLE CIO ET L'ENVIRONNEMENTd'une année sur l'autre. L'Éco Label européen est un autre de ces instruments. C'est un programmequi labellise les produits respectueux del'environnement. En y participant, le TOROC aaccepté de promouvoir l'Éco Label dans le cadrede l'hébergement de tourisme. En outre, leprincipal village des médias de Turin, converti enrésidence universitaire après les Jeux, a reçu l'ÉcoLabel européen pour l'usage durable de cesinstallations. ?La publication de rapports annuels sur le dévelop-pement durable: élaborés en coopération avec leProgramme des Nations Unies pour le développementet reprenant le compte rendu de la Global ReportingInitiative (initiative de compte rendu à l'échellemondiale), ces rapports ont permis au TOROC nonseulement de rester à jour et de surveiller lesprogrès réalisés, mais aussi d'informer en perma-nence le public de son action sur l'environnement.?Un programme d'approvisionnement vert: près de 40% de l'ensemble des produits achetés par le TOROC respectaient les critères de respect de l'environnement fixés par l'Éco Label. ?La recherche d'une action collaborative: en 2001,le TOROC a créé une assemblée consultative surl'environnement, invitant des représentants desorganisations non gouvernementales italiennesspécialistes de l'environnement et les autoritéslocales à participer à l'organisation des Jeux. Cette assemblée s'est réunie quatre fois par an,pour définir des solutions durables aux questionsd'environnement. L'EXEMPLE DE BEIJINGLorsque Beijing a présenté sa candidature àl'organisation des Jeux Olympiques de 2008, la villes'est engagée à tenir compte de l'action performantedes Jeux Olympiques de Turin sur l'environnement (etégalement des éditions précédentes à Salt Lake City,Sydney et Lillehammer) pour organiser des Jeux vertset les premiers Jeux respectant un concept dedéveloppement durable. Plus important encore, leBOCOG s'est engagé à organiser des Jeux quimodifient fondamentalement l'écologie de Beijingpour les générations à venir. Ce fut une bonne nouvelle pour les 15 millionsd'habitants de Beijing, témoins du boum économique chinois des dix dernières années,exceptionnel mais non sans conséquences. Etcomme c'est souvent le cas pour les villes hôtes, lechoix de Beijing pour accueillir les Jeux de 2008 aété accompagné d'investissements gouvernementauxconsidérables et d'une prise de conscience publiquede la nécessité d'améliorer l'environnement de lacapitale. Les Jeux Olympiques se sont donc posés en catalyseur, incitant Beijing à intégrer l'utilisationdurable de ses ressources naturelles dans un plancomplet de développement et de constructiond'infrastructures urbaines. En collaboration étroite avec le BOCOG et 20 organisations non gouvernementales locales, le gouvernement chinois s'est lancé dans un grandnombre d'actions pour sensibiliser à l'environnement.Elles comprennent l'amélioration de la qualité del'eau de la région, le traitement de 90% des eauxusées urbaines, l'instauration de politiques deconservation durable et de contrôle de la pollutionindustrielle. Plus de 200 mesures ont ainsi étéadoptées pour contrôler la seule pollution de l'air. Le transfert des usines polluantes en dehors de laville, l'élimination de 300 000 véhicules à moteur à hautes émissions, le passage des centralesélectriques du centre ville du charbon au gaz naturel, la réduction des émissions de suie, la miseen oeuvre d'un programme de reboisement et lecontrôle des particules de poussière sur les sites en construction figurent parmi les plus notables. Elles font partie d'un projet ambitieux dont le but est de multiplier significativement le nombre de jours de «ciel dégagé» à Beijing en 2008. Il ne fait pas de doute que le BOCOG prend sa part dans la protection de l'environnement deBeijing. En 2005, le comité d'organisation a obtenu la certification ISO 14001 qui attestel'approche organisée du BOCOG pour réduiresystématiquement l'impact de ses activités surl'environnement. De nombreuses initiatives sont en cours pour promouvoir l'héritage d'undéveloppement durable: ?Nombre des sites olympiques, dont le «Cubed'eau», centre aquatique sous sa bulle, sontconstruits selon des normes écologiques. ?Le village olympique fera appel à 6 000 m2depanneaux solaires pour la distribution d'eauchaude durant les Jeux. ?L'eau recyclée de l'usine de retraitement deseaux usées de la rivière Qinghe suffira auxbesoins des systèmes de conditionnement d'airde tous les appartements. ?La construction du tablier de la route dans levillage olympique utilisera 8 000 tonnes dedéchets d'acier. ?Avec l'aide du partenaire TOP Coca-Cola, leBOCOG s'attache à ce que tous les distributeursréfrigérés de boissons aux Jeux Olympiques de 2008 utilisent du dioxyde de carbone, gazréfrigérant respectueux de la couche d'ozoneplutôt que les hydrofluorocarbones traditionnels(voir p. 42 pour en savoir plus sur le soutien deCoca-Cola au programme environnemental duMouvement olympique). ?85% des systèmes de conditionnement d'air des sites utiliseront des gaz réfrigérantsrespectueux de l'ozone. ?Tous les projets d'installations des Jeux prévoient 40 à 50% d'espaces verts. Une journée entière de la 7eConférence mondiale sur le sport et l'environnement organiséeconjointement par le BOCOG et le CIO en partenariatavec le PNUE à Beijing en octobre 2007 seraconsacrée aux améliorations de l'environnement enChine. Le PNUE coopère avec le BOCOG de plusieursautres façons. Par exemple, il partage son expertiseen matière de technologies et de politiques surl'environnement et de protection de la couched'ozone et favorise l'éducation et la sensibilisation à l'environnement. Plus récemment, le PNUE a proposé d'effectuer un audit des activités du BOCOGen rapport avec l'environnement depuis 2001. Cetaudit, soutenu par le CIO, viendra s'ajouter àplusieurs rapports publiés par le BOCOG dans lecadre de l'étude d'impact des Jeux Olympiques(OGI). Beijing est la première ville hôte des JeuxOlympiques d'été à préparer cette étude qui doitquantifier et évaluer pleinement l'impact des JeuxOlympiques sur l'environnement (voir encadré pour plus de détails sur l'étude OGI). Comme le démontrent les exemples de Turin et de Beijing, la manière dont une ville olympiquechoisit de répondre aux défis du développementdurable peut varier de manière spectaculaire. Enmatière d'environnement, les villes présententchacune des priorités et des besoins différents. Leurs méthodes de collaboration divergentégalement, et les niveaux de participation desCi-dessousLe «Cube d'eau»couvert debulles, centreaquatique desJeux à Beijing,est construitselon desnormesécologiques.