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Pour les toutes dernières nouvelles, consultez www.iwf.net ou www.olympic.orgREVUE OLYMPIQUE73L'haltérophilie fut l'occasion de moments extraordinaires à Athènes au cours desquels le héros national Pyrros Dimastenta de décrocher unequatrième médaille d'or des 85 kg. Il obtint le bronzelaissant l'or au GéorgienGeorge Asanidze et l'argent auBiélorusse Andrei Rybakouqui.Porteur du drapeau grec à lacérémonie d'ouverture, Dimas,32 ans, n'en tint pas moins lavedette provoquant un retardlors de la remise desmédailles du fait dela bronca de la fouleen son honneur. L'«Herculeiranien», Hossein Rezazadeh,battit son propre record etconserva sa médaille d'orolympique dans le +105 kg,son excellent 263,5 kg dansl'épaulé-jeté éclipsant son 263 kg établi en 2003.La Chine eutl'occasion de seréjouir égalementavec le record mondial de sachampionne Tang Gonghongdans l'épaulé-jeté des super-lourds, remportant pour sonpays sa troisième médaille d'or en haltérophilie. L'haltérophilie, qui faisait partie des premiersJeux Olympiques modernes à Athènes en 1896,demeure aujourd'hui un spectacle absorbant.Ce sport présente deux types de soulevés.L'arraché, dans lequel le concurrent soulève leshaltères en un seul mouvement, et l'épaulé-jetépour lequel la barre est amenée aux épaulespuis l'athlète se relève et passe la barre au-dessus de la tête, bras tendus. Les épreuvesféminines ont rejoint les Jeux à Sydney, tandisque le nombre des catégories de poids étaitréduit de dix à huit. Le Britannique LauncestonElliot et le Danois Viggo Jensen furent lespremiers champions. Depuis, les médailles sontallées à l'Autriche, l'Allemagne et à la France,avant que l'Égypte et les États-Unis ne prennentle dessus. La percée des pays d'Europeorientale a suivi puis, aux dernières éditions des Jeux, la Chine, la Grèce et l'Iran ont obtenud'excellents résultats. La Turquie a réussi un triple triomphe avec Halil Mutlu, championolympique à Atlanta, Sydney et Athènes. Chezles femmes, la Chine s'est révélée le chef defile de la compétition, remportant sept des 14 épreuves depuis qu'elles figurent auprogramme.Ci-dessous, à gauche:Perikles Kakousisvainqueur de l'épaulé-jeté à deux mains. Ci-dessous, à droite: Frederick Wintersmédaille d'argent dans l'arraché à une main à St Louis en 1904. FORMATQuinze séries de médailles seront en lice àBeijing, huit dans la compétition masculine(catégories de poids allant de 56 kg à +105 kg)et sept chez les femmes (de 48 kg à +75 Kg).Les qualifications ont commencé auxChampionnats du monde à Saint-Domingue en2006 et s'achèveront avec la liste de qualificationpour le classement olympique individuel en mai2008. Les CNO peuvent inscrire un maximum de dix athlètes (six hommes et quatre femmes)pour ce sport qui recevra l'une des premièresmédailles d'or des Jeux puisque la finale fémininedes 48 kg aura lieu le lendemain de l'ouverture. SITELe gymnase de 5 400 places de l'Université de Beihang servira de cadre à l'haltérophilie à Beijing. L'arène sportive de cette Université spécialisée en aéronautique et enastronomie n'est qu'à trois kilomètres du village olympique et de la verdure olympique.C'est un bâtiment reconstruit pour les Jeux qui, sous sa toiture à la flèchespectaculaire,accueillera d'abordl'Open de Chine enépreuve test.PRÉTENDANTSLa progression des haltérophiles féminineschinoises ne semble pas connaître de frein àl'approche des Jeux Olympiques à Beijing. Mais c'est une nouvelle génération d'athlètesqui pourrait retenir l'attention. En effet, aux Championnats du mondejuniors à Prague en juin dernier, Yang Dewan aréussi six soulevés dans la catégorie fémininedes 53 kg et, plus impressionnant encore, lamanière dont elle éclipsa la Thaïlandaise SudaChalephay, championne en titre. À Chiang Mai,en Thaïlande, justement, les Championnats dumonde masculins et féminins auront lieu enseptembre. Ils fourniront, à n'en pas douter,un excellent indicateur des médaillés d'orpotentiels des Jeux onze mois plus tard. En tête du classement de 2006, Rezazadeh viseson troisième titre olympique dans la catégoriedes +105 kg, tandis que les Chinoises seniorsdemeurent incontournables dans les 53 kgdans laquelle Hongxia Qui, Hongmei Qiu et Ping Liu détiennent les trois positions de tête.Ci-dessous:l'Iranien Rezazadeh a gagné l'oraux Jeux Asiatiques de 2006 à Doha. ATHÈNES2004HALTÉROPHILIE 74REVUE OLYMPIQUEwww.olympic.org/athletesMES JEUXMa première participation aux Jeuxremonte en 1992 à Barcelone. C'étaitseulement la deuxième fois que le tennis de table figurait au programme. Pour êtrequalifiée, vous deviez avoir rejoint les 16 premiers du classement de la Fédération internationale detennis de table (ITTF). Mais comme le nombre desconcurrents par CNO ne doit pas dépasser trois et que le tennis de table est un sport extrêmementpopulaire en Chine, la compétition entre les joueursprend toujours une tournure particulièrementeffrénée. Par chance, j'avais remporté lesChampionnats du monde de 1989 et de 1991, j'étaisdonc numéro 1 au classement mondial, ce qui mepermit de me présenter en simple et double féminin. Le village olympique de Barcelone était un sitesuperbe au bord de la mer où il était possible d'échapperà la tension de la compétition. Tout de même, l'ambiancen'était pas à la détente, car l'équipe de tennis de table,déterminée à décrocher le plus grand nombre demédailles possibles, s'entraînait avec acharnement.Avec ma partenaire Qiao Hong, nous avons gagnéle double féminin en battant une autre paire chinoise.La partie fut rude, comme vous pouvez l'imaginer,mais nous avons assuré dans les quatre sets. Monter sur le podium pour une médaille d'orolympique procure un sentiment intense, et il y a bieneu quelques larmes lorsque l'hymne chinois a été joué.En simple, j'ai dû affronter Qiao. Même s'il paraît difficile de se placer mentalement dans cette situation, ce n'était pas inattendu puisque nous étions deux des meilleures joueuses mondialeset nous pouvions entrer dans le match de manièreprofessionnelle. J'ai pu bien jouer, et j'ai ainsi obtenuma deuxième médaille d'or des Jeux.Munie de ces deux victoires, j'ai pu me détendreun peu. Avec le reste de l'équipe de tennis de table,je suis allée assister à d'autres épreuves poursoutenir les sportifs de la délégation chinoise. Nous avons regardé le badminton, la natation et le plongeon, autant de sports dans lesquels notre pays a toujours excellé.Quatre ans plus tard, les Jeux à Atlanta serévélèrent éprouvants pour moi. Étant numéro 1depuis quatre ans, cela faisait donc déjà un certaintemps que je devais me maintenir à ce niveau.On attendait de moi que je répète mes exploits deBarcelone et que je revienne de nouveau avec deuxmédailles d'or. La pression était énorme.De nouveau,je faisais équipe avec Qiao dans le double. Malgréquelques matches particulièrement frénétiques, nousavons conservé notre titre et remporté une autremédaille d'or. Dans la finale du simple, je me suisretrouvée contre Chen Jing, titulaire de la médaille d'or des Jeux de 1988. Après un match serré, je l'aiévincée. Des blessures et la pression particulièrementforte m'ont décidée à me retirer de la compétitionaprès les Jeux de 1996. Pour me maintenir à un telniveau de performance jusqu'à Sydney, l'entraînementaurait été trop exigeant. Je voulais continuer d'évoluer au sein duMouvement olympique, et j'ai été ravie d'être choisiepar le CNO chinois pour faire partie de la commissiondes athlètes du CIO. Je suis ensuite devenue membre de la commission sport et environnement du CIO et également du BOCOG. ?À droite: Deng Yaping au service avant del'emporter contre Chen Jing dans la finale du simple féminin des Jeux à Atlanta. MES JEUXDENGYAPING L'ATHLÈTE CHINOISE, MÉDAILLE D'OR OLYMPIQUE À QUATRE REPRISES EN TENNIS DE TABLE ET, À PRÉSENT, MEMBRE DE LA COMMISSION SPORT ET ENVIRONNEMENT ET DE LA COMMISSION DES ATHLÈTES DU CIO, SE SOUVIENT DE SES EXPÉRIENCES OLYMPIQUES. BARCELONE 1992? simple féminin? double fémininATLANTA 1996? simple féminin? double fémininINTERVIEW: ANDY TONGUE |