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Frank Fredericks, l'ancien coureurnamibien, a rappelé qu'il auraitremporté l'or olympique s'il avait étéplus casse-cou durant sa carrière.Ancien champion du monde détenteurde record du monde et quatre fois médaille d'argentolympique, il s'exprimait devant un groupe de jeunesreporters aux premiers Jeux Olympiques de laJeunesse à Singapour.«J'avais sans doute trop de choses en tête», a-t-ildit à propos de ce qu'il ressentait avant la course. «Sij'avais été plus casse-cou, j'aurais sûrement remportéquatre médailles d'or plutôt que quatre d'argent.» Fredericks, le seul médaillé olympique de sonpays, a reconnu qu'une médaille d'or olympique est laseule chose qui manque dans sa vitrine de trophées.«Quand j'y pense, c'est ce qui manque et ce seraitbien d'en avoir une au tableau.»Six ans après s'être retiré, Fredericks est satisfaitde ce qu'il a accompli.«Je m'y suis donné à fond, dit-il. Mais cela laisse àun autre jeune athlète la possibilité d'être le premierNamibien à remporter une médaille d'or.» Il espère aussi qu'une ville africaine accueillera lesJeux dans un avenir proche. «Je crois que la Coupe dumonde de la FIFA en Afrique du Sud, à mon avis trèsréussie, montre bien que l'Afrique est prête.»(Luke Dufficy, Australie)Quand Yelena Isinbaeva raconte sapremière rencontre avec le sauteur à la perche légendaire, Sergey Bubka,elle devient quasiment hyperactive endécrivant comment elle avait cherché à être photographiée avec lui à Sydney en 2000.L'Ukrainien était assis à ses côtés lors d'une «discussion avec des champions» au villageolympique de la jeunesse, où les deux super-vedettes rencontraient de jeunes athlètes. À son avis, «les sacrifices représentent la plusgrande difficulté, car j'ai consacré toute ma courte vie ausport», dit-elle. «Et c'est aussi ce que vous tous devrezfaire. Vous ne mènerez pas la même vie que vos amis.»À la veille d'une compétition, elle reste seule sansrien faire, cela fait partie de l'entraînement. «Je meconcentre sur moi-même. J'imagine.» Elle imagineson meilleur saut. Élue «athlète mondiale de l'année»par l'IAAF à trois reprises, elle a l'honneur d'être lapremière femme qui ait franchi la barre fatidique descinq mètres. Ce ne fut pas de tout repos. L'an dernier,Yelena Isinbaeva a échoué à deux reprises auxChampionnats du monde à Berlin. «J'ai pleuré durantdeux jours, je ne pouvais y croire.»«Gagner n'est pas si difficile. Battre des recordsl'est un peu plus. Mais je pensais que cela ne s'arrêterait jamais. Alors je me suis détendue et je neme suis pas concentrée à 100 %. Lorsque j'ai vu lanouvelle championne du monde, j'ai compris l'importance d'être championne. Je voulais redevenir lameilleure. Alors j'ai fait une pause, j'ai fait tout ce quej'avais envie. J'ai mangé des tonnes de glaces!»Et seulement 11 jours plus tard, Isinbaeva plaçait lamarque à 5,06 mètres. «J'avais tout le nécessaire enmoi, mais il m'a fallu une défaite pour m'en apercevoir.» Ce qu'elle semble se murmurer au moment desauter «n'est rien de spécial», à ce qu'elle dit. Maiselle se fait plus diserte sur son rôle d'ambassadrice:«Rencontrer des amis et comprendre leur culture. Unefois chez vous, vous partagerez ce que vous avezappris ici.»(Thiam Peng Tan,Singapour) Ci-dessous: Sergey Bubka observe Yelena Isinbaevalors d'une discussion avec les champions. 36REVUE OLYMPIQUEJEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSEMOMENTSDECOMPLICITÉÀ TITRE D'ENTRAÎNEMENT À SINGAPOUR, LES JEUNES REPORTERS DESJOJ ONT PASSÉ SUR LE GRIL DES LÉGENDES OLYMPIQUES COMMEFRANKFREDERICKSET YELENA ISINBAEVA.

REVUE OLYMPIQUE37JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSEJEUNESAMBASSADEURSFLORIAN KOGLER, JEUNEAMBASSADEUR POUR L'AUTRICHEERIN KENNEDY, JEUNE AMBASSADRICE POUR LES ÉTATS-UNISQuels ont été les grands moments des JOJ pour toi?Parmi ce qui a fait de ces Jeux une expérienceincroyable, je citerais l'esprit d'équipe qui régnait chezles Autrichiens, où tous les athlètes et entraîneurs sesont soutenus et ont forgé des amitiés qui dureront, etpuis la convivialité des habitants de Singapour quinous ont accueillis dans leur ville merveilleuse et nousont organisé des Jeux excellents. Quoi d'autre a rendu ces Jeux spéciaux?L'atmosphère multiculturelle du village des athlètes,où des représentants de plus de 200 pays ont vécucôte à côte sans problème, et les activités du PCE quiont aidé les athlètes à mûrir et à s'épanouir.Quels ont été tes grands moments?J'ai regardé la France battre les îles Cook 58-4 enhandball. Le plus remarquable, c'est qu'au lieu derécriminer ou de perdre leurs moyens, l'équipe lamoins forte a su en tirer son parti. Ils ont montré despasses qu'ils avaient apprises, ont eu des échangesavec le public et surtout n'ont jamais cessé d'essayer.Et à la fin du match dans la zone mixte, ils ont croulésous les interviews. Personne n'aime perdre, bien sûr,mais si tu sais accepter une défaite et continuer àprendre du plaisir au jeu, alors c'est que tu ascompris de quoi il s'agissait.Que te restera-t-il des JOJ?J'ai accepté ce rôle sans être sûre de ce que j'allais yfaire. Je ne voyais pas trop ce qui en sortirait. Etmaintenant, je quitte les Jeux convaincue. Je suispersuadée que ma présence aux Jeux fut l'expérienced'une vie. Je ne doute pas que j'en repars meilleure queje suis arrivée. Et je suis sûre aussi que les vies de cesathlètes ont été positivement transformées.Qu'est-ce qui t'a le plus plu en tant que jeuneambassadrice?J'ai fait énormément de choses aux Jeux, des trucsadministratifs et logistiques. Je suis aussi allée à larencontre des athlètes et des autres ambassadeurs. J'ai bien aimé le temps passé aux compétitions et auxactivités culturelles. J'ai pris la peine de rencontrerbeaucoup d'athlètes, non seulement des concurrentsmais aussi les gens en général.Quels ont été les temps forts pour toi?Avoir vu Max [Schneider] décrocher la médaille d'or [enjudo] me donne encore le frisson. Le voir contrer sonadversaire et tomber à genoux dans l'étonnement le plustotal d'avoir gagné, cela a été absolument incroyable!Penses-tu que les JOJ sont parvenus à amener lesjeunes athlètes à une découverte culturelle?Sans hésiter. Demande à n'importe quel participant desJOJ ce qui était le mieux et, partout, ce que tu entendrasc'est le mot culture. Ça résonne comme un tambour!