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REVUE OLYMPIQUE39L'OLYMPISME EN ACTIONcommunautés, offrant un terreau fertile aux grainesdu développement et de la paix.»Bien sûr, le sport est un instrument indéniable quifavorise la paix et le développement, le type mêmed'actions promues par les Nations Unies pour établiret entretenir des relations amicales entre les nationset promouvoir le progrès social et un meilleur niveaude vie pour tous. Comme le secrétaire général Ban Ki-moon l'adéclaré, «.ce partenariat s'étend dans le mondeentier, des capitales nationales aux zones de conflits. Ilsoutient une série de projets pour aider les réfugiés,éduquer les enfants et protéger notre planète.» L'effort le plus parlant s'est présenté dans les dixdernières années, lorsque l'ONU et le monde du sportont fait équipe pour utiliser le sport comme uninstrument de développement et notamment en vued'atteindre les objectifs du Millénaire pour ledéveloppement (OMD). Ces objectifs sont définiscomme certains des problèmes les plus urgents de la planète et exigent le soutien et la participationde tous.Ces objectifs peuvent paraître ambitieux, maistout doit être fait pour les réaliser. Aujourd'hui, le faitqu'un milliard de personnes - une sur six d'entrenous - à l'aube de ce troisième millénaire sur notrebelle et abondante planète, se trouvent en situationd'extrême pauvreté demeure un scandale. C'est pourquoi tous, depuis les gouvernementsjusqu'au secteur privé en passant par la société civile,devraient faire leur possible pour aider ces victimes desconditions déshumanisantes de l'extrême pauvreté. En effet, l'ONU et le monde du sport se sontretrouvés dans diverses communautés, écoles, villes,pays pour utiliser le sport comme un instrument dedéveloppement, un outil au service des gens, unmoyen de promotion pour une prise de conscience et une action en faveur de l'environnement, pourprévenir, soigner, traiter et soutenir les maladesatteints par le VIH-SIDA, lutter contre la discriminationet l'intolérance de toutes sortes, l'autonomisation des femmes et les jeunes de toutes origines et, enpremier lieu, comme un moyen de toucher ceux qui survivent dans la pauvreté, la maladie, lescatastrophes, les conflits avec un message d'espoir et des lendemains meilleurs.En finalité,le bien-être des gens et de la planètesont nos médailles et nos trophées. ?Les partenaires du CIO sont indispensables àl'ensemble de l'oeuvre que le Comité accomplit, etnotamment son engagement à faire du sport uncatalyseur du changement social. Les ComitésNationaux Olympiques (CNO), les FédérationsInternationales (FI), les partenaires TOP et les comitésd'organisation des Jeux Olympiques (COJO) colla-borentmain dans la main avec le CIO pour renforcerson action et promouvoir les causes humanitaires parle sport, contribuant par bien des façons à ces projets.Leur soutien est essentiel au fonctionnement dedivers programmes que le CIO met sur pied avec les Nations Unies et d'autres organisationsinternationales. Ces projets vont de la fourniture des besoins humains élémentaires à l'améliorationdes infrastructures sportives dans les pays dévastéspar les conflits, en passant par des programmesscolaires pour étudier le Mouvement olympique etles bourses d'entraînement destinées aux athlètesqui se préparent aux Jeux Olympiques. L'un de ses projets pour lesquels le CIO, lessponsors, les CNO, les FI, les COJO et d'autresorganisations internationales travaillent en communest l'initiative «Donner c'est gagner», un programmeCIO-UNHCR (Haut Commissariat des Nations Uniespour les réfugiés) organisé à l'approche de chaqueédition des Jeux d'été.La campagne, lancée à l'origine avant les Jeux de 2004 à Athènes, propose auxorganisations partenaires, sponsors et athlètes defaire don de vêtements sportifs et autres tenues de loisirs inutilisées. L'UNHCR se charge de lesdistribuer dans les camps de réfugiés du mondeentier. Depuis le lancement de ce projet, plus de100 000 pièces sont parvenues dans descommunautés dans le besoin de14 pays. À la suite du succès du programme à Athènes en2004, «Donner c'est gagner» a été renouvelé pourles Jeux de 2008 à Beijing. Ayant manifesté sonsoutien à Athènes, l'Association OlympiqueBritannique a de nouveau soutenu l'initiative avec 4 000 vêtements sportifs envoyés dans des campsde réfugiés au Rwanda. Ces camps abritent desréfugiés du Congo et du Burundi. Les dons ont aidédes hommes et des femmes faisant partie d'équipesde basketball, football, karaté et volleyball.Pendant les Jeux, beaucoup d'autres CNO ontapporté leurs contributions, comme le ComitéOlympique Australien qui a remis 8 000 vêtementslorsque sa délégation était à Beijing. Ces articlesont été ensuite envoyés au Népal au profit deréfugiés bhoutanais. À l'approche des Jeux àBeijing, 50 athlètes singapouriens ont donné plus de 800 vêtements de sports à des réfugiésmoldaves par le biais d'une campagne organiséepar le CNO de Singapour. À l'issue des Jeux, ceCNO a également remis un surplus de 6 000 tenuessportives à l'UNHCR au Burundi. D'autres contributions significatives de cettecampagne ont été reçues du CNO d'ArabieSaoudite dont la donation de ? 50 000 qui a permisl'achat de 500 pièces d'équipements sportifs et de 13 500 T-shirts remis à l'UNHCR en Tanzanie. LaDubai International Humanitarian City, centre d'aidehumanitaire mondial basé aux Émirats arabes unis,dont le conseil d'administration est présidé par S. A. R. la princesse Haya Al Hussein, membre duCIO, a offert 19 000 vêtements sportifs et de loisirsqui ont été distribués à des camps de réfugiés etdes centres de transit au Rwanda.Nombre d'autres CNO, FI, TOP et COJO ontégalement contribué à ce programme. Et avec lagénérosité de tous les membres de la familleolympique ce projet a rencontré un immensesuccès. «En réalité, il n'y a pas d'autres possibilitéspour l'UNHCR de donner à de jeunes réfugiés desvêtements sportifs aussi porteurs de sens que cesvêtements provenant de la famille olympique»,explique Nick Van Praag, directeur des relationsextérieures. «La coopération du CIO depuis 13 ansest une chance pour l'UNHCR.»Le CIO coopère également avec nombre d'autresagences des Nations Unies, des institutionsgouvernementales et non-gouvernementales et à la mise en place de son projet d'utilisation du sportcomme instrument de développement. Les CNO, FI, COJO et sponsors sont tous eux aussi despartenaires importants dans ces activités, ce quirenforce encore l'oeuvre du Mouvement olympique à travers le monde. DONNER C'EST GAGNERCi-dessous: une donation des athlètes allemandspendant les Jeux d'Athènes.

DELATHÉORIE À LAPRATIQUELA REVUE OLYMPIQUEPRÉSENTE DEUX CAS QUIDÉMONTRENT COMMENT LE CIO INVESTIT TEMPSET RESSOURCES POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFSDE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE. 40REVUE OLYMPIQUEÉTUDE DE CASLa volonté du CIO de se servir du sport commed'un outil au service du développementcommunautaire est clairement démontrée. Lesactions, cependant, parlent plus fort que les mots et lesexemples où le CIO applique sa philosophie prouvent bientoute l'importance que le Mouvement accorde auxobjectifs de ce secteur. Certes, les projets de Lusaka(Zambie) et de l'île de la Fuerte (Colombie) diffèrent entermes d'envergure et de ressources, mais tous deuxillustrent comment, avec les CNO, les FI et d'autresorganisations sur le terrain, le CIO peut se servir du sportpour faire une différence réelle et durable dans la qualitéde vie dont jouissent les populations locales et notammentles jeunes qui, sans cela, n'auraient peut-être jamais eu lachance d'améliorer leur éducation et de développer leurscompétences, autant d'atouts essentiels en vue d'unecarrière à succès dans la vie. ?À droite:leCentre olympiquede développementde la jeunesse àLusaka a étéinauguré en mai 2010.