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STEPHAN EBERHARTERREVUE OLYMPIQUE57

58REVUE OLYMPIQUESTEPHAN EBERHARTERpersonnel, se souvient le skieur. Tous pensaient que lapartie était jouée pour moi.» C'est propulsé par la mort tragique de sonmeilleur copain de ski, de deltaplane et de musique,Richard Kroell, qu'il s'est repris. Après avoir reconquissa place pour les Jeux, il termina deuxième dans leslalom géant derrière son coéquipier Hermann Maier.«J'étais ravi avec cette saison de retour et unemédaille olympique d'argent en slalom géant», expliqueEberharter, à sa façon, tranquille et sans effet. Il étaitencore plus content pour son coéquipier, «Herminator »,le bruyant habitué des grands titres de presse, qui avecdeux médailles d'or (dans le slalom géant et le super-G)passait de «zéro à héros», après une chute effrayante àtenter le diable dans la descente.Quatre ans plus tard, les Jeux d'hiver de 2002 àSalt Lake City étaient censés être ceux d'Eberharter.Pourtant, piètre fut la récompense du favori battu qui,après avoir gagné cinq courses de descente cettesaison-là, dut se contenter du bronze dans l'épreuve,derrière son compatriote Fritz Strobl. Mais commetous les spécialistes de ce sport, Eberharter sait quedans la descente tout peut arriver: «un jour commecelui-là, tout doit se dérouler parfaitement, pour lefavori aussi bien que pour celui que l'on donneperdant et qui l'emporte finalement!»Il dut s'en souvenir dans le super-G où l'or luiéchappa - d'un dixième de seconde cette fois-ci -au profit du Norvégien Kjetil Andre Aamodt.Eberharter en resta à se demander ce que seraitsa dernière participation olympique dans le slalomgéant. «J'avais déjà gagné cette course à St-Moritz,mais Bode Miller était le grand favori», se souvient-il.Dans une exhibition spectaculaire à Park City, etdevant l'Américain charismatique, c'est finalementEberharter qui décrocha l'or olympique tant convoité. «Mon succès olympique m'a ouvert nombre deportes, reconnaît Eberharter. Partout où vous allez, vousinspirez respect et admiration. Pourtant, je ne me voispas comme un héros, juste un bon père de famille.»Devenir papa cinq ans après son retrait en 2004 a changé ses perspectives: «Auparavant, toute monattention était tournée sur ma carrière sportive quis'est achevée à 35 ans. Les enfants, la famille, toutcela c'est pour la vie. C'est ce qui compte vraiment.»Les sommets qui bordent Innsbruck accueillerontles 1ersJOJ d'hiver l'an prochain et le célèbre domainede Patscherkofel sera de retour sur la scène del'histoire. Eberharter, qui a été élevé en skieur dans sonZillertal bien-aimé et plus tard à Stubaital et Stams, y aconcouru en Coupe d'Europe à 18 ans. Et c'est là quedans un balayage historique, avec l'équipe autrichiennedont il faisait partie, il rafla les neuf premières places en Coupe du monde du super-G en 1999. Treize ans plus tard, les meilleurs jeunes athlètesdu monde entier vont laisser leurs marques sur lesmêmes pistes: «L'occasion sera unique pour chacund'eux, estime Eberharter. Vous n'oubliez jamais vospremières grandes manifestations et vous pouvez tanten tirer parti. Je n'en peux plus d'attendre!» ?À gauche:Eberharter arborefièrement sontrio de médaillesgagnées auxJeux de 2002 à Salt Lake City.