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REVUE OLYMPIQUE79DÉCÈSSAMUELWANJIRULe marathonien kenyan, vainqueurde la médaille d'or aux Jeux àBeijing en 2008, est décédé à 24 ans à Nyahururu (Kenya). Wanjiru avait également remporté lemarathon de Londres en 2009 etcelui de Chicago en 2009 et 2010.Sa victoire aux Jeux de 2008, avecun nouveau record olympique, étaitla première médaille olympique d'orkenyane dans cette discipline.MIKA MYLLYLÄLe Finlandais Mika Myllylä,champion olympique de ski de fond,est décédé en juillet à 41 ans. Ilavait remporté une médaille d'or etdeux de bronze aux Jeux à Naganoen 1998 et une d'argent et deux debronze aux Jeux à Lillehammer en1994. Il avait aussi gagné neufmédailles d'or aux Championnats dumonde et 10 Coupes du monde. Ilétait devenu délégué technique de laFédération Internationale de Ski.KARL FREILe gymnaste suisse Karl Frei estdécédé en juin à 94 ans. Il était lechampion olympique le plus âgé deSuisse après avoir remporté l'ordes anneaux aux Jeux à Londresen 1948. À l'époque, avec WalterLehmann, Josef Stalder, ChristianKipfer et Michael Reusch, il avaitconstitué l'équipe de rêve suisse.ROMUALD KLIMRomuald Klim est mort à 78 ans.Originaire de Khvoevo (Bélarus), Klimdécrocha deux médailles olympiquesdans le lancer du marteau pour l'ex-Union soviétique, dont une d'or auxJeux à Tokyo en 1964. Quatre ansplus tard, ce fut l'argent à Mexico en1968, après avoir été sacréchampion d'Europe en 1966. Le 15 juin 1969, il établit un record dumonde avec un lancer à 74,52 mlors d'une rencontre d'athlétisme àBudapest (Hongrie). Jeret «Speedy» Peterson, qui avait décroché l'argentdans le saut acrobatique à Vancouver 2010 est décédéà 29 ans. Surnommé «Speedy» car son casque le faisaitressembler à «Speed Racer», un personnage de BD,Peterson était connu pour son saut «Hurricane», l'unedes plus difficiles figures de ce sport. Il avait aussiobtenu sept victoires en Coupe du monde, dont le titrede champion du monde de sauts en 2005, et avait ététrois fois champion américain . JERETPETERSONLE SKIEUR ACROBATIQUE AMÉRICAINAVAIT GAGNÉ LA MÉDAILLE D'ARGENT À VANCOUVER 2010.James William (Bill) Roycroft, le plus âgé des olympiensaustraliens, est décédé à 96 ans. De 1960 à 1976, ilavait participé à cinq éditions successives des Jeux ets'était rendu célèbre pour avoir contribué à la victoirede l'équipe australienne en concours complet à Romeen 1960. Malgré la chute de sa monture qui le laissainconscient, il acheva le parcours de cross avecsuccès. Le lendemain, il passa outre ses blessures etrejoint ses coéquipiers dans la dernière partie de lacompétition, les sauts d'obstacles, et décrocha l'or. Il gagna le bronze dans la même épreuve àMexico en 1968 et à Montréal en 1976, à 61 ans,devenant ainsi le médaillé olympique le plus âgéd'Australie. Il faisait partie des huit porteurs dudrapeau olympique à la cérémonie d'ouverture des Jeux à Sydney en 2000.JAMESWILLIAM ROYCROFTCAVALIER AUSTRALIEN, MÉDAILLÉ D'OR OLYMPIQUECi-dessous: JamesRoycroft participa à cinq éditionsconsécutives des Jeux Olympiques. Simon Barnes, chroniqueur renommé dela rubrique sportive du Times, relate icicinquante portraits de sportifs qui ontmarqué la seconde moitié du XXesiècleet le début du XXIesiècle.Ce recueil d'histoires courtes raconte,décennie après décennie, l'avènement desportifs hors du commun. Les années 60 sont marquéespar Bob Beamon, athlète américain et spécialiste du sauten longueur. C'est ensuite l'ascension de Muhammad Ali,qui marque les prémisses d'une liberté retrouvée dans lesannées 70 en Amérique. La décennie suivante évoque letriomphe et la maîtrise du tennis féminin avec MartinaNavratilova. Les années 90 sont, quant à elles, marquéespar la personnalité hors du commun d'Eric Cantona,footballeur marseillais qui fit chavirer le coeur de80REVUE OLYMPIQUEManchester. Enfin, c'est Roger Federer, tennisman virtuose,qui imprime les années 2000 de son style inoubliable.Parmi les olympiens retenus par Barnes, citons dans unordre chronologique, Abebe Bikila, Tommie Smith, Florence Griffith-Joyner, Katarina Witt, Steve Redgrave,Usain Bolt ou encore Yelena Isinbaeva. À travers lessouvenirs et le regard de Simon Barnes, voici une épopée sportive à ne pas manquer.Ci-contre: Simon Barnesrevient sur les exploitsde plusieurs olympiens,dont Roger Federer, star du tennis.DOPING'S NEMESISArne Ljungqvist. Édition: SportsBooks,2011, ISBN: 9781899807994, 264 pages, en anglais.«J'ai toujours considéré le dopage commeun véritable cancer pour le sport, un mondedans lequel il n'a rien à faire.» À travers son autobiographie,Arne Ljungqvist, actuel président de la commission médicaledu CIO et vice-président de l'Agence Mondiale Antidopage(AMA), revient sur ses 40 ans d'expérience dans la lutte antidopage. En effet, cet ancien athlète qui a représenté laSuède en saut en hauteur aux Jeux Olympiques d'Helsinki en1952 a ensuite passé plus de la moitié de sa vie à combattrele fléau du dopage. Parallèlement à son histoire personnelle,Ljungqvist revient sur certaines affaires qu'il a dû gérer,notamment le cas de Ben Johnson aux Jeux Olympiques deSéoul 1988 ou celui plus récent de Marion Jones. Ainsi, c'estaussi le récit de l'évolution de la lutte antidopage depuis lesannées 70: de la lente prise de conscience des effets néfastesdes produits dopant sur la santé des athlètes jusqu'auxtechnologies actuelles de détection, en passant par la créationde l'AMA en 1999. L'auteur salue les progrès accomplis sur le plan international. Il estime que les résultats des testseffectués lors des Jeux de Beijing 2008 sont encourageants etqu'ils suggèrent que le dopage est en phase de déclin. Il resteaussi confiant sur la possibilité de détecter ce qui constitue laprincipale menace à venir, la technologie génétique.LE PARCOLYMPIQUE DEMONTRÉAL: LE BÉTON SUBLIMÉAlain Orlandini. Édition: SOMOGYÉdition d'art, 2011, ISBN : 9782757204290, 185 pages, en français.Le complexe sportif conçu pour les Jeux Olympiques deMontréal 1976 est considéré comme l'un des chefs-d'oeuvrede l'architecture du 20esiècle. En effet, le parc olympiquedevait faire date par «l'exemplarité de la mise en oeuvre dessciences et techniques les plus représentatives de l'époque». On apprend que ce projet architectural doit beaucoup aulien d'amitié qui unissait Jean Drapeau, le maire de Montréalà Roger Taillibert, architecte avant-gardiste français. Au fil dechapitres richement illustrés, l'auteur nous offre une visioncomplète du parc olympique, dont le chantier débuta le 28 avril 1973. On y découvre une à une les différentes partiesqui le constituent: le stade, la couverture mobile, le centre denatation, le vélodrome et bien sûr le fameux mât, véritablepièce maîtresse qui ne sera achevée que 11 ans après lesJeux. Du haut de ses 175 mètres, le mât est devenu lesymbole architectural de la ville. Bien que célébrés dans unstade inachevé, les Jeux Olympiques connurent néanmoins un immense succès et virent de beaux exploits, notamment laperformance exceptionnelle de la gymnaste Nadia Comaneci.De nos jours, le parc olympique est devenu un passageobligé pour les milliers de touristes canadiens et étrangers se rendant à Montréal chaque année. Il donne à découvrirune architecture contemporaine des plus baroques, plusimpressionnante encore lorsqu'elle est perçue depuis lesommet de son mât.INTERNATIONALISM IN THE OLYMPICMOVEMENT: IDEA AND REALITY BETWEENNATIONS, CULTURES, AND PEOPLEHolger Preuss... [et al.].Édition: VS Verlag für Sozialwissenschaften, 2011, ISBN: 9783531180007, 160 pages, en anglais.Lorsqu'il fonde les Jeux Olympiques modernes, Pierre deCoubertin considère l'internationalisme sportif comme lacontribution du sport au dépassement des barrières nationaleset à la fraternisation des athlètes du monde à travers lescompétitions. Dans le cadre du Mouvement olympique, cettenotion d'internationalisme se définit par celle d'universalité. Les Jeux Olympiques modernes sont devenus un moyen decommunication très étendu où se polarisent les communautésles plus variées. Ce livre se compose de 12 articles quianalysent les nombreux aspects de l'internationalisme: culturel,historique, social, professionnel et institutionnel. C'est un outilutile au dévelopment de l'internationalisme à travers le sportolympique et les camps de la jeunesse olympique. Parmi lesarticles: The Olympic Rings as a Brand and Symbol forInternationalism -A North American Perspectivepar B. Séguin; Internationalism in Olympic Education? A EuropeanComparisonpar R. Naul; et Olympic Youth and New Media: The Global Olympic Villagepar R. Panagiotopoulou.Sélection proposée par la bibliothèque du CIO, Centre d'Études Olympiques, Quai d'Ouchy 1, Case Postale 1121,1001 Lausanne, Suisse.Tél. +41 (0)21 621 66 11. Fax +41(0)21 621 67 18. Consultez le site www.olympic.org/bibliotheque pour en savoir plus sur nos services.SIMON BARNES. ÉDITION: SHORTBOOKS, 2010, ISBN: 9781907595011; 329 PAGES, EN ANGLAISA BOOK OFHEROES OR A SPORTINGHALF-CENTURY |