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REVUE OLYMPIQUE65

Bien que cette proposition fût entérinée, la Revuene parut pas avant 1901, année qui suivit les JeuxOlympiques de Paris, et qui vit quatre numéros:janvier, avril, juillet et octobre. La plupart des articlesétaient en français mais d'autres figuraient enanglais, allemand, italien et néerlandais. Elle sortitensuite, irrégulièrement cependant, jusqu'en 1906époque à laquelle Coubertin en assura la direction et la rédaction. Ceci entraîna une remarquabletransformation de la publication olympique qui devintmensuelle jusqu'en juillet 1914, le mois précédant la déclaration de la Première Guerre mondiale. Lacouverture consistait souvent en une reproductiond'un motif allégorique figurant la rénovation des Jeux Olympiques réalisé par Charles de Coubertin,artiste distingué et père de Pierre. La publication olympique ne parut quesporadiquement durant les deux Guerres mondiales,mais sa reprise en main intervint en septembre 1946,et Otto Mayer, chancelier du CIO, en devint le rédacteur.Le président du CIO d'alors, J. Sigfrid Edström, déclarapour l'occasion: «Tout doit être fait pour accorder auMouvement olympique la diffusion qu'il mérite.J'exprime l'espoir que cette nouvelle publication auraplus de succès que les trois précédentes et diffuseraréflexions et idées utiles au monde. De nouveau, laflamme olympique doit briller de toutes ses forces etilluminer les âmes de l'humanité.» Réflexion non sans noblesse en faveur d'unepublication qui paraît d'abord en anglais et en françaiset sous des titres divers mais ceci régulièrementjusqu'en 1970, année où elle redevient RevueOlympiqueen français, en anglais et en espagnol.Au cours des 41 années suivantes, son influenceet sa diffusion n'ont cessé de progresser, soulignantchacune des grandes étapes du Mouvementolympique. Et petit à petit, son apparence et sapagination se sont modifiées.En dépit de ces changements de présentation et decontenu, la Revuea pour originalité d'être demeuréefidèle à la vision originelle de Pierre de Coubertin, soitdes Jeux Olympiques bénéfiques au genre humain. Lacapacité de mobilisation des médias s'estconsidérablement accrue et ce notamment dans lesrécentes années, et la Revuepoursuit sa missiond'informer le public des idées et de l'activité du CIO etde tous ses partenaires au sein du Mouvementolympique. Ainsi, représente-t-elle une voix unique dansle monde de la communication de masse. ?66REVUE OLYMPIQUEHISTOIRE DE LA REVUE OLYMPIQUEdes journalistes parisiens, profession qu'il considéraitd'importance, déclarant à son sujet: «J'estime lamission du journaliste comme l'une des plus hautesdont le progrès de la civilisation a investi l'humanité.»Coubertin, en effet, jugeait primordial la diffusiondes idées du CIO. Il fut un visionnaire quireconnaissait également la nécessité de sensibiliserle public aux valeurs associées à la rénovation desJeux Olympiques. Il n'ignorait pas que sans cettecondition préalable, son action risquait de demeurermort-née. Les publications officielles du CIO devaientdonc jouer un rôle non négligeable à mesure que leMouvement olympique avançait dans l'âge adulte. En juillet 1894, quelques semaines après laconférence internationale à la Sorbonne à Paris quivota la rénovation des Jeux Olympiques, parut leBulletin du Comité International avec comme titreunique: «Jeux Olympiques» souligné déjà par lacélèbre devise en latin «Citius-Altius-Fortius». Cettepublication, précurseur de la Revue Olympique,présente les arguments en faveur de cette rénovationet pourquoi également il est impératif que les Jeuxaient lieu à Athènes, rappelant que cette ville est lacapitale du pays où ils se tenaient dans l'antiquité.Le Bulletin de 1894 annonçait également qu'ilprésenterait l'action de rénovation des JeuxOlympiques et paraîtrait tous les trois mois, ce à quoi il s'efforça de parvenir pas toujours avecsuccès; la raison des interruptions en étant les deux Guerres mondiales.Publié d'abord en français, cet organe ne putmalheureusement pas paraître en trois langues,comme il était espéré au départ, mais desdispositions avaient été prises avec certainsjournaux anglais et américains et le «Spiel undSport» allemand, pour que l'essentiel des écrits enfrançais paraisse dans ces langues. L'abonnementde 10 francs par an permettait à chacun de recevoirtoutes les publications du CIO. Des exemplaires dece premier numéro du Bulletin et des suivants sontconservés à Lausanne, Suisse. À la fin de 1895, trois autres éditions étaientparues en français. Le Bulletin sera ensuite joint ensupplément au Messager d'Athènes, en 1896, dansla période précédant immédiatement les 1ersJeuxOlympiques modernes. Il en existe neuf numéros.L'année suivante, à l'occasion de la 3eSession duCIO dans le port français du Havre, le HongroisFerenc Kemeny, membre du CIO, suggéra qu'ilprenne le titre de Revue Olympique. Ci-dessous: En1906, Pierre deCoubertin (assis àgauche) prend enmain la directionet la rédaction du magazine, qui est publiémensuellementjusqu'en juillet1914.EN DÉPIT DE CES CHANGE-MENTS DE PRÉSENTATION ET DE CONTENU, LA REVUEA POUR ORIGINALITÉ D'ÊTREDEMEURÉE FIDÈLE À LAVISION ORIGINELLE DE PIERREDE COUBERTIN, SOIT DESJEUX OLYMPIQUES BÉNÉ-FIQUESAU GENRE HUMAIN.»