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JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE D'HIVER34 REVUE OLYMPIQUE L orsque vous prévoyez d'échanger la Barbade ensoleillée contre la ville enneigée d'Innsbruck, inévitablement, il y aura beaucoup d'appréhension. Tandis que je retrouvais, pour la deuxième fois, mon poste de jeune reporter du CIO à Innsbruck, j'étais un peu nerveux. À dire vrai, pour un Caribéen, se rendre dans la superbe région du Tyrol autrichien implique l'idée de la neige, ce qui ne va pas sans un mélange d'anxiété et d'excitation. Je devais y retrouver 15 de mes collègues, groupe international et varié avec lequel j'avais eu le plaisir de travailler à l'été 2010 aux 1ers JOJ à Singapour. À Innsbruck, nous devions là encore rendre compte des Jeux et produire du contenu à imprimer et à diffuser sur les ondes, ainsi que des images. Notre travail était diffusé sur www.innsbruck2012.com,site officiel qui a reçu plus de 4,7 millions de visites durant les dix jours de compétition. Anthony Edgar, chef des opérations médias du CIO, était de nouveau le superviseur du groupe. Tracey Holmes,

REVUE OLYMPIQUE 35JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE D'HIVERÀ droite: les jeunes reporters du CIO posent tous ensemble à Innsbruck.spécialiste de la diffusion/retransmission, et Lucia Montanarella, rédactrice sportive aguerrie, étaient nos rédactrices en chef. Nick Didlick, photographe et gourou de son art, les a rejoints lors de son premier service. Durant deux jours, les jeunes reporters bénéficièrent aussi de l'appui de John Leicester, chroniqueur du sport international à l'agence Associated Press. «En tant que journaliste, vous ne pouvez jamais assez prévoir pour les Jeux Olympiques, prêchait-il. Prévoyez, prévoyez, prévoyez.»Ce sur quoi Lucia Montanarella, responsable des opérations de presse pour Turin 2006 et Vancouver 2010, a renchéri: «Nous devons collaborer. En tant que rédactrice en chef, je dois être informée de ce que vous faites afin de savoir à quoi m'attendre. La communication, c'est la clé.» D'humeur plutôt joviale, Nick Didlick ne supportait pas le retard. «Mes photographes doivent être ponctuels, insistait-il. En tant que photographe, vous avez plutôt intérêt à être à la finale du 100 m olympique 10 secondes avant le coup d'envoi et non pas 10 secondes après. À vous de voir! »Quant à Tracey Holmes, le travail d'équipe était son atout maître. «Vous ne pouvez pas tout faire seuls, disait-elle. Échangez vos idées. Le résultat n'en sera que meilleur.» Et elle avait raison.Chargé de produire un journal quotidien, le groupe de diffusion/retransmission était remarquable, avec l'Australien Luke Dufficy (22 ans) et la Canadienne Emily Ridlington (24 ans), réalisateurs experts du blog vidéo. L'Israélien Ben Fridman et l'Uruguayen Arnel Dalmedo se sont révélés eux aussi des as de la caméra, se réinventant constamment avec des angles de vue originaux sur des sujets hors des sentiers battus. Sonali Prasad, Indienne enthousiaste et moi-même complétionsle groupe. Le travail produit par les rédacteurs a été de nouveau très bon. Après avoir questionné le président du CIO, Jacques Rogge, la Zimbabwéenne Ellina Mhlanga a rédigé un article passionnant sur l'inclusion prochaine de l'Afrique aux Jeux d'hiver. Elle l'a illustré avec l'histoire fabuleuse du skieur marocain Adam Lamhamedi, qui a décroché la première médaille d'or jamais gagnée par l'Afrique à des Jeux d'hiver, dans le super-G de ces Jeux Olympiques de la Jeunesse.L'Autrichien Gernot Bachler, notre hôte, n'a pas manqué de rédiger quelques articles impressionnants. Son rôle était double puisqu'il était jeune reporter et qu'il oeuvrait également pour un journal local. Quant à la Canadienne Kimiya Shokoohi et à l'Américain Nick Olivier, ils en étaient à leur troisième manifestation olympique après les Jeux d'hiver de 2010 à Vancouver et les JOJ d'été de 2010 à Singapour. Pour sa part, Je Ye, rédacteur sportif de Chine, a traduit ses sujets de l'anglais vers le chinois pour l'agence de presse Xinhua. La performance du groupe de photographes a également été hors pair. Ben Fridman, excellent devant la caméra, s'est révélé aussi créatif et inventif derrière l'objectif. L'Ukrainienne Iuliia Vynokurova, 24 ans, a elle aussi été exceptionnelle. Elle a accepté de bonne grâce et avec succès la responsabilité de recréer des prises des Jeux Olympiques d'hiver de 1964 et 1976 qui se sont déroulés à Innsbruck. Armé de sa caméra, le Sénégalais Diacounda Sene s'est également montré à son avantage, tout comme le Singapourien Thiam Peng Tan et la Lettone Raitis Purins. Le programme des jeunes reporters nous a permis d'en savoir plus et d'apprendre comment «cultiver notre oeil» pour trouver des sujets d'intérêt. En tant que reporter, qu'il s'agisse d'imprimer, de diffuser/retransmettre ou de chercher à la loupe si vous pouvez donner un angle plus clair à un article, votre compte rendu reste le même. De mon point de vue, la plus belle histoire d'Innsbruck 2012 a été le rassemblement de ma génération, tant au centre principal des médias que sur le terrain. Désormais, Londres nous appelle! ?