page 1 page 2 page 3 page 4 page 5 page 6 page 7 page 8 page 9 page 10 page 11 page 12 page 13 page 14 page 15 page 16 page 17 page 18 page 19 page 20 page 21 page 22 page 23 page 24 page 25 page 26 page 27 page 28 page 29 page 30 page 31 page 32 page 33 page 34 page 35 page 36 page 37 page 38 page 39 page 40 page 41 page 42 page 43 page 44 page 45 page 46 page 47 page 48 page 49 page 50 page 51 page 52 page 53 page 54 page 55 page 56 page 57 page 58 page 59 page 60 page 61 page 62 page 63 page 64 page 65 page 66 page 67 page 68 page 69 page 70 page 71 page 72 page 73 page 74 page 75 page 76 page 77 page 78 page 79 page 80 page 81 page 82 page 83 page 84
|
REVUE OLYMPIQUE 51 JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE D'HIVERP our certains athlètes qui prenaient part aux 1ers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d'hiver à Innsbruck, il ne s'agissait pas seulement d'entrer dans la famille olympique. C'était aussi l'occasion de reprendre le flambeau familial et de poursuivre un fier héritage sportif.Ainsi, l'Autrichienne Nina Prock, espérait faire comme son père Markus vainqueur de trois médailles olympiques en luge, dont deux d'argent aux Jeux d'hiver en 1992 et en 1994. «J'ai un peu de pression, bien sûr, car les gens s'attendent à ce que je suive les traces de mon père et d'ailleurs, il m'aide, explique Nina. Il est de bon conseil pour les pistes et pour me dire comment m'améliorer.»Nina s'est classée quatrième et Markus qui était à Innsbruck lui aussi, à titre d'athlète modèle et de père venu encourager sa fille, n'a pas caché sa fierté. L'attention qu'elle a reçue ne le surprend pas. «Elle attire certainement plus l'attention du fait de son nom. C'est complètement nouveau pour elle mais elle a fait du bon boulot et j'en suis très fier. Ce qui compte c'est qu'elle veuille le faire pour elle-même et non pour moi, ajoute-t-il. Je ne la pousse pas, je ne fais que l'encourager.» Nina a grandi en suivant son père à des compétitions dans le monde entier, sans pour autant montrer d'intérêt particulier pour la luge. «J'étais très jeune, mais je me souviens de l'avoir regardé sur la piste, se rappelle-t-elle. Au début, la luge ne me disait rien mais à neuf ans, je m'y suis mise. C'était tellement cool que je n'ai jamais voulu arrêter.»L'une des rivales de Nina, la lugeuse russe Victoria Demchenko, tente ?À gauche: Nina Prock avec son père Markus, médaillé olympique d'argent et athlète modèle à Innsbruck 2012. À droite: fière de sa course en luge à Innsbruck, Nina a fini quatrième. 52 REVUE OLYMPIQUE JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE D'HIVER Ci-dessus: Thomas Muirhead veut réussir aussi bien que sa soeur Eve.également de réitérer les prouesses de son père. Albert Demchenko a participé à six éditions des Jeux d'hiver depuis Albertville en 1992 à Vancouver en 2010 et il a décroché la médaille d'argent à Turin en 2006. «Il sera difficile de battre les records de mon père, concède Victoria, mais à chacun sa chance!»Le biathlète suédois Mattias Jonsson est un autre de ces jeunes athlètes qui poursuivaient la tradition familiale à Innsbruck. Sa soeur aînée, Helena Ekholm (17 ans) participait en biathlon aux Jeux à Vancouver en 2010 et a obtenu un succès considérable sur le circuit de la Coupe du monde en remportant le titre général en 2008/2009. Son succès a incité Mattias à intégrer ce sport lui aussi: «Elle me motive, confie-t-il. Je regarde ce qu'elle a accompli et je me dis: tu peux faire aussi bien.» En curling, le Britannique Thomas Muirhead a lui aussi une grande soeur dont il s'inspire. Eve Muirhead, quadruple championne du monde junior de ce sport en 2010, s'est classée deuxième aux Championnats du monde de 2010 et était capitaine de l'équipe britannique aux Jeux à Vancouver en 2010. «Elle réussit très bien depuis qu'elle est toute petite et j'essaie de faire pareil», explique Thomas. Leur père, Gordon, est quant à lui double champion du monde et médaillé olympique d'argent en curling. «Nous cherchons toujours à être meilleurs les uns que les autres. C'est un excellent objectif car ainsi nous nous améliorons. On en parle et on se donne des conseils.»Sur la glace toujours mais en hockey cette fois, Maxim Tretyak, 15 ans, a pu lui aussi faire appel aux conseils d'un membre de sa famille pour se préparer. En effet, ce gardien de but de l'équipe russe qui a décroché l'argent aux JOJ à Innsbruck est le petit-fils du légendaire Vladislav Tretyak, l'un des meilleurs gardiens de but que le jeu ait jamais connu. «Je suis heureux d'avoir pour grand-père un gardien de but célèbre. J'en éprouve une immense fierté,» admet Maxim même s'il préférerait se soustraire à la pression et aux attentes placées sur lui.Son grand-père est triple médaillé olympique d'or et dix fois champion du monde avec l'équipe d'Union soviétique mais Maxim n'a pas toujours souhaité suivre sa trace et jouer dans les buts. «J'ai d'abord essayé le poste d'attaquant, précise-t-il, que je n'ai pas aimé et c'est seulement après que je me suis décidé à devenir gardien de but.» Maxim n'est pas le seul joueur de hockey à Innsbruck à avoir voulu se montrer digne des prouesses passées d'un membre de sa famille, même si l'Américain Ryan MacInnis a opté pour une direction différente de celle de son père. En 2002 à Vancouver, Al MacInnis a remporté l'or du hockey sur glace pour le Canada. Son fils, pour sa part, né aux États-Unis, a décidé de représenter le pays de sa naissance plutôt que de suivre son père dans l'équipe canadienne.«Je suis Canadien, mais mon fils est né aux États-Unis. Pas facile d'être un supporter contre son fils!», s'exclame Al |