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52 REVUE OLYMPIQUE JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE D'HIVER Ci-dessus: Thomas Muirhead veut réussir aussi bien que sa soeur Eve.également de réitérer les prouesses de son père. Albert Demchenko a participé à six éditions des Jeux d'hiver depuis Albertville en 1992 à Vancouver en 2010 et il a décroché la médaille d'argent à Turin en 2006. «Il sera difficile de battre les records de mon père, concède Victoria, mais à chacun sa chance!»Le biathlète suédois Mattias Jonsson est un autre de ces jeunes athlètes qui poursuivaient la tradition familiale à Innsbruck. Sa soeur aînée, Helena Ekholm (17 ans) participait en biathlon aux Jeux à Vancouver en 2010 et a obtenu un succès considérable sur le circuit de la Coupe du monde en remportant le titre général en 2008/2009. Son succès a incité Mattias à intégrer ce sport lui aussi: «Elle me motive, confie-t-il. Je regarde ce qu'elle a accompli et je me dis: tu peux faire aussi bien.» En curling, le Britannique Thomas Muirhead a lui aussi une grande soeur dont il s'inspire. Eve Muirhead, quadruple championne du monde junior de ce sport en 2010, s'est classée deuxième aux Championnats du monde de 2010 et était capitaine de l'équipe britannique aux Jeux à Vancouver en 2010. «Elle réussit très bien depuis qu'elle est toute petite et j'essaie de faire pareil», explique Thomas. Leur père, Gordon, est quant à lui double champion du monde et médaillé olympique d'argent en curling. «Nous cherchons toujours à être meilleurs les uns que les autres. C'est un excellent objectif car ainsi nous nous améliorons. On en parle et on se donne des conseils.»Sur la glace toujours mais en hockey cette fois, Maxim Tretyak, 15 ans, a pu lui aussi faire appel aux conseils d'un membre de sa famille pour se préparer. En effet, ce gardien de but de l'équipe russe qui a décroché l'argent aux JOJ à Innsbruck est le petit-fils du légendaire Vladislav Tretyak, l'un des meilleurs gardiens de but que le jeu ait jamais connu. «Je suis heureux d'avoir pour grand-père un gardien de but célèbre. J'en éprouve une immense fierté,» admet Maxim même s'il préférerait se soustraire à la pression et aux attentes placées sur lui.Son grand-père est triple médaillé olympique d'or et dix fois champion du monde avec l'équipe d'Union soviétique mais Maxim n'a pas toujours souhaité suivre sa trace et jouer dans les buts. «J'ai d'abord essayé le poste d'attaquant, précise-t-il, que je n'ai pas aimé et c'est seulement après que je me suis décidé à devenir gardien de but.» Maxim n'est pas le seul joueur de hockey à Innsbruck à avoir voulu se montrer digne des prouesses passées d'un membre de sa famille, même si l'Américain Ryan MacInnis a opté pour une direction différente de celle de son père. En 2002 à Vancouver, Al MacInnis a remporté l'or du hockey sur glace pour le Canada. Son fils, pour sa part, né aux États-Unis, a décidé de représenter le pays de sa naissance plutôt que de suivre son père dans l'équipe canadienne.«Je suis Canadien, mais mon fils est né aux États-Unis. Pas facile d'être un supporter contre son fils!», s'exclame Al

JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE D'HIVERREVUE OLYMPIQUE 53Ci-dessous: Kasperi suit les traces de deux générations de Kapanen. qui a passé 23 saisons comme défenseur en NHL et remporté la Coupe Stanley avec les Calgary Flames en 1989. «On se chambre un peu tous les deux mais il respecte ma décision et je suis heureux de jouer pour les États-Unis», affirme Ryan dont les exploits paternels sont pour lui une inspiration. «C'est quand même génial, son maillot national est exposé dans notre salle de jeu avec sa médaille d'or!»Al n'est pas surpris que Ryan ait opté pour le hockey. «Si vous regardez beaucoup d'anciens joueurs, leurs enfants jouent également, fait-il observer. Ils ont grandi dans cet univers, nous les avons emmenés sur la glace et ils nous suivaient aux vestiaires. Rien d'étonnant à ce qu'ils adorent passionnément le jeu.»Sur la patinoire olympique, le Finlandais Kasperi Kapanen, vainqueur avec son équipe de l'or en hockey sur glace à Innsbruck, suivait des traces plus anciennes encore. Son grand-père, Hannu Kapanen, joua pour la Finlande à Innsbruck aux Jeux d'hiver en 1976 tandis que son père, Sami, portait lui aussi les couleurs nationales à Lillehammer en 1994 et à Nagano en 1998.«Durant les Jeux, je restais planté devant la télévision. J'ai regardé mon père jouer, mais je n'avais jamais imaginé m'y retrouver moi aussi, reconnaît le jeune joueur de 15 ans. Mon but, c'est de jouer comme mon père. Je le regarde depuis tant d'années et je veux tout faire comme lui, mais un tout petit peu mieux!»Tomi Lamsa, entraîneur finlandais de hockey sur glace, n'est pas étonné que le jeune Kapanen devienne une star nationale en route pour la médaille d'or. Pour lui «c'est dans l'ADN!», tout simplement. De toute évidence, après avoir gagné la médaille d'or des JOJ, Kapanen et avec lui tous les jeunes athlètes, avait l'ADN des JOJ à Innsbruck! ?