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L'égalité des sexes est l'un des principaux objectifs du Mouvement olympique. Ainsi, la commission femme et sport du CIO s'efforce d'obtenir la parité entre hommes et femmes aussi bien sur l'aire de compétition que dans l'administration sportive. Dans le cadre de sa politique femme et sport, le CIO s'est fixé des objectifs en 1996 quant à la participation des femmes dans les comités exécutifs des Comités Nationaux Olympiques (CNO) et des Fédérations Internationales sportives (FI). Ces objectifs impliquaient que les femmes occupent au moins 10 % des fonctions dirigeantes dans les CNO avant décembre 2001; puis au moins 20 % avant décembre 2005. Une étude réalisée par l'Université de Loughborough, Angleterre, de 2002 à 2004 (Henry, White et al. 2004) indiquait que des progrès significatifs, quoique non universels, avaient été réalisés quant à l'objectif de 10 % minimum de femmes au sein des comités exécutifs de CNO.MESURES D'ÉQUITÉLE PROFESSEUR IAN HENRY, DIRECTEUR DU CENTRE D'ÉTUDES ET DE RECHERCHE OLYMPIQUES DE L'UNIVERSITÉ DE LOUGHBOROUGH (ANGLETERRE), S'EST INTÉRESSÉ À L'ÉGALITÉ DES SEXES ET DES FONCTIONS DIRIGEANTES DANS LES INSTANCES OLYMPIQUES.Une nouvelle étude a été demandée par le CIO, en 2008, au Centre d'études et de recherche olympiques de Loughborough (Henry & Robinson 2010) avec pour mission d'examiner le principe d'égalité des sexes lors des élections aux fonctions dirigeantes des CNO et des FI (notamment celles de président, de secrétaire général et de trésorier). Ce second rapport comprenait un questionnaire adressé par la poste à tous les CNO et FI, concentré sur la place des femmes au sein de leurs comités exécutifs, et les interviews de 11 présidentes de CNO, 18 secrétaires générales ainsi que de membres du CIO, de membres de conseils d'administration d'associations continentales de CNO et d'autres dirigeants influents (36 interviews au total). Cet article résume les données obtenues par cette recherche et en tire les principales conclusions.Dans l'ensemble, la situation des femmes paraît avoir poursuivi son amélioration, quoique marginalement. Les CNO ayant répondu au questionnaire (dont le taux de réponse était de 53,7 %) ont indiqué que les femmes détiennent 17,6 % des postes de leurs comités exé-cutifs, alors que pour les FI ce chiffre est de 18 % (avec un taux de réponse de 70,4 %). La hausse générale du nombre de femmes au sein des comités exécutifs est de 31,3 % pour les CNO et de 20 % pour les FI.La situation diffère selon les continents. Lors de la réalisation de cette étude, l'Afrique présentait le pourcentage le plus élevé de femmes présidentes de CNO (7,5 %), suivie par l'Europe (6,1 %), les Amériques (2,4 %), l'Asie (2,3 %) et l'Océanie (0 %). Ce dernier continent aligne, toutefois, le nombre le plus élevé de femmes membres de comités exécutifs (plus de 25 %). En termes de secrétaires générales, l'Europe en compte le plus grand nombre (14,3 %), suivie par les Amériques, l'Océanie, l'Afrique et l'Asie (cette dernière avec 4,5 %).En ce qui concerne le nombre de ? 56 REVUE OLYMPIQUE RECHERCHE OLYMPIQUE