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femmes candidates à des élections, l'Afrique présente le pourcentage le plus élevé aux fonctions de président et de secrétaire général, tandis que l'Océanie aligne le plus grand nombre de candidates au poste de trésorier et autres fonctions au sein des comités exécutifs.Les résultats soulignent, toutefois, que le niveau de la compétition électorale au sein du système demeure quelque peu limité. Les réponses des CNO au questionnaire indiquent qu'en moyenne, environ 60 à 70 % de toutes les élections à ces trois fonctions les plus élevées interviennent sans opposition, souvent avec un unique candidat. Ceci a des répercussions significatives sur l'élection de femmes, étant donné que les nouvelles candidatures (et, par définition, les femmes appartiendraient à cette catégorie pour la plupart des fonctions) sont sous-représentées. Tandis que les chiffres offrent des éclaircissements sur ce qui se produit au sein des organisations olympiques en vue de parvenir à l'égalité des sexes, les données qualitatives, obtenues en interviewant des femmes qui se sont présentées à une élection et qui oeuvrent au sein de ces organisations, apportent de précieuses précisions sur la manière dont fonctionnent ou non les initiatives favorisant l'égalité hommes-femmes. Comme il a déjà été précisé, 36 interviews approfondies ont été menées, d'une durée de 40 minutes à deux heures. Trois thèmes principaux émergent de ces entretiens: les procédures de recrutement, l'expérience de l'élection et les styles de gestion.En ce qui concerne les procédures de recrutement, l'élément peut-être le plus frappant est l'émergence d'un nombre restreint de cas de recrutement de candidates pour les comités exécutifs sur la base de compétences plutôt que par le biais d'une élection. Ce type de nominations au sein des conseils d'administration de sociétés est commun dans le monde des affaires du monde entier et il est d'une grande portée pour le recrutement des femmes. Celles-ci, en effet, peuvent ainsi faire valoir les compétences et les expériences qui sont les leurs, alors qu'elles seraient probablement moins en passe d'être élues ou se soumettraient moins aisément elles-mêmes à un scrutin en présence d'un électorat essentiellement masculin. L'une des personnes que nous avons interviewée a été recrutée dans son CNO pour des compétences et expériences acquises dans un secteur professionnel. Ensuite, elle est rapidement devenue présidente de son CNO, car son profil répondait aux exigences de la fonction.L'expérience d'une élection, comme telle, est souvent ressentie par les femmes comme embarrassante. Certes, ceci peut être vrai également pour certains hommes et peut ne pas l'être obligatoirement pour toutes les femmes interviewées. Néanmoins, pour nombre d'entre elles, la nature de ce vécu a de toute évidence été influencée par le fait que l'électorat des assemblées générales et continentales de CNO et de FI est majoritairement masculin, et il en va de même pour les autres réunions. Les données figurant dans le Rapport annuel des CNO de 2010, réalisé par le département des relations avec les CNO du CIO, indique (cette étude a obtenu un taux de réponse de 35 %) que, bien que l'Océanie et les Amériques enregistrent respectivement une participation féminine de 23 % et 21 % à leurs assemblées générales, les chiffres pour l'Afrique (12 %), l'Europe (11 %) et l'Asie (11 %) demeurent relativement bas. Les femmes se retrouvent donc supplantées par les hommes dans l'électorat et en tant que candidates, elles demeurent minoritaires, créant un contexte qui est potentiellement intimidant. L'argument selon lequel hommes et femmes adoptent des comportements de dirigeants et des styles d'administration différents qui figure dans les manuels sur la gestion des entreprises, a également surgi au fil des interviews. Les styles masculins de gestion ont pour caractéristiques par exemple, d'être: «ambitieux, dominateurs, vigoureux, indépendants, audacieux, sûrs de soi et tournés vers la compétition». Quant aux styles féminins, ils seraient «serviables, aimables, bienveillants, sensibles aux personnes et nourriciers» (Eagly et Johanneson-Schmidt, 2001). Il va de soi que les hommes peuvent adopter des styles féminins et les femmes des styles masculins. Par ailleurs, une tendance a été mentionnée par certaines personnes interviewées comme étant celle de femmes qui, une fois au sein de l'organisation, adoptent un style plus ouvertement masculin et s'adaptent à la norme ambiante. Néanmoins, ainsi que l'ont fait observer les personnes À droite: pour la première fois, les femmes vont participer à tous les sports inscrits auprogramme olympique et la boxe féminine fera ses débuts en 2012. interviewées: l'adoption d'une attitude susceptible d'être perçue comme plus consensuelle ou plus participative, et d'orientation plus démocratique qu'autocratique, n'entraîne pas le sacrifice de l'engagement à obtenir des résultats efficaces. Les styles de gestion différenciés selon les sexes représentent une composante non négligeable de la culture d'organisation, ce qui peut aussi avoir un impact majeur sur le niveau de confort que ressentent les individus dans un cadre administratif donné, et l'ampleur de leur efficacité dans l'accomplissement de leur fonction au sein de l'organisation. Les personnes interviewées ont rendu compte 58 REVUE OLYMPIQUE RECHERCHE OLYMPIQUE