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Comment vous êtes-vous mise au tir à l'arc?En 2004, je cherchais à commencer un nouveau sport. J'hésitais entre le golf et le tir à l'arc, tous les deux possibles à Maurice. J'ai essayé le tir à l'arc avant le golf et j'ai tout de suite aimé ça. Je ne pratiquais alors qu'une fois par semaine sur des distances courtes mais rapidement j'ai eu mon arc et j'ai tiré sur longues distances. En avril 2006, aux Championnats d'Afrique au Cap, j'ai terminé deuxième dans les tours de qualification ainsi que dans les éliminatoires. Depuis, je suis devenue complètement accro de ce sport. Comment le programme de la Solidarité Olympique vous a-t-il aidée?Je suis extrêmement reconnaissante envers la Solidarité Olympique pour son aide. Cela a accru ma détermination et ma motivation dans la pratique de ce sport que j'adore. Et aussi, j'ai pu participer à la Coupe du monde à Porec (Croatie) et aux Championnats du monde à Turin (Italie).Comment utilisez-vous la bourse?Tout d'abord, j'ai acquis une cible personnelle pour m'entraîner. Ensuite, cela m'a permis de financer des séances d'entraînement avec Josef Preisser qui vit en Afrique du Sud. Ainsi, j'étais préparée au mieux pour les Championnats du monde à Turin. Malheureusement, j'ai eu un problème d'équipement en tirant à 60 m, ce qui a fait chuter mon résultat d'ensemble. Mais je suis ravie d'avoir fini avec 1 255 points. C'est un nouveau record mauricien.En quoi consiste votre entraînement?Mon entraîneur m'a prévu des exercices de musculation de l'épaule, un entraînement mental et la pratique du tir à l'arc. Quels sont les grands moments de votre carrière jusqu'à présent?J'en ai déjà quelques-uns! Presque toutes les épreuves de Coupe du monde auxquelles j'ai pris part en sont. J'y ai acquis toujours plus d'expérience, notamment en compétition avec des archères en tête du classement mondial. Cela ne me gêne pas de m'incliner devant elles. C'est un excellent défi et c'est parfois plaisant de leur donner des «maux de tête» imprévus! Avant tout, naturellement, ma participation aux Jeux de 2008 à Beijing est un immense moment, et aussi bien sûr les Championnats du monde à Turin.Quels sont vos objectifs d'avenir?Je travaille avec acharnement pour les Championnats d'Afrique qui servent aussi de compétition de qualification olympique. Mon objectif est d'être aux Jeux à Londres. Quant à mon résultat: je vise les 1 300 points - nombre magique pour tout archer en compétition. Je n'en suis pas loin. Et en 2012, je devrais pouvoir les obtenir. La promotion du tir à l'arc à Maurice est un autre de mes objectifs pour augmenter le nombre des archers et avoir des équipes mauriciennes dans les rencontres internationales. L'administration de ma fédération m'occupe beaucoup, mais je souhaiterais amener plus de Mauriciens dans ce sport et les voir concourir au niveau international. Quels ont été vos héros olympiques?Nadia Comaneci était mon héroïne. Ce qu'elle a accompli à Montréal en 1976 à 14 ans fut tout simplement fabuleux. J'ai adoré sa performance. Elle avait tant de grâce, de talent et de puissance! Elle rendait ce sport si beau et si facile! J'aime aussi la natation, le plongeon et l'athlétisme. VÉRONIQUED'UNIENVILLEL'ARCHÈRE MAURICIENNE VÉRONIQUE D'UNIENVILLE ESPÈRE AMÉLIORER SA PERFORMANCE DES JEUX À BEIJING, OÙ ELLE FINIT 53E. INTERVIEWSOLIDARITÉ OLYMPIQUE62 REVUE OLYMPIQUE

Comment avez-vous commencé l'aviron?L'aviron est arrivé au Cameroun tout au début des années 2000. C'est à la finale de la Coupe du Cameroun à Douala en 2005 que j'ai opté pour ce sport. Grâce à la Fédération nationale de sports aquatiques, j'ai fait trois mois de stage à l'issue duquel j'ai passé la qualification avec succès, j'ai été admis en formation pour un an avant d'intégrer l'équipe nationale et de participer à des compétitions internationalesQuelles difficultés? Au début, le plus difficile c'est de trouver son équilibre sur le bateau. Et sur l'eau, ce n'est pas facile!Comment le programme de la Solidarité Olympique vous a-t-il aidé?La bourse de la Solidarité Olympique m'a permis de me procurer de bons équipements, comme, par exemple, mon bateau. Ensuite, cela m'a permis de mieux m'entraîner. Dans mon nouveau club à Rouen (France), j'affronte des partenaires de haut niveau. Mon coup d'aviron et ma forme physique sont bien meilleurs maintenant. Ainsi, mes performances se sont rapidement améliorées, ce qui a également accru ma confiance en moi.Comment utilisez-vous la bourse ? Je l'utilise pour couvrir les dépenses liées à mon hébergement et à ma santé ainsi que pour les déplacements de mon entraîneur. Quels ont été les grands moments de votre carrière jusqu'à présent?Les Jeux Africains de 2007 à Alger furent ma première compétition internationale et j'y ai terminé sixième. À citer aussi, bien sûr, les Jeux de Beijing en 2008! Mais également les Championnats d'Afrique à Tunis en 2009, où j'ai fini deuxième sans oublier les Championnats du monde d'aviron en 2011 à Bled (Slovénie). Toutefois, mon meilleur souvenir est celui de ma troisième place en qualification olympique à Alexandrie (Égypte): le billet pour Londres! Quels sont vos objectifs d'avenir?À Londres en 2012, j'espère terminer dans les dix premiers. Et en septembre, je rêve de devenir champion d'Afrique ! Puis, je souhaiterais continuer l'aviron tout en recevant une formation d'entraîneur car,à long terme, j'aimerais devenir entraîneur national au Cameroun. Quels ont été vos héros olympiques?J'ai vu les Jeux à la télévision et le saut en hauteur me plaisait car j'aimais regarder le Cubain Javier Sotomayor, champion en 1992.Utilisez-vous les médias sociaux pour rester en contact avec vos amis, votre famille et vos fans?Oui. Je suis sur Facebook. Et en France, je reste en contact avec ma famille, mes amis et mes entraîneurs. Garder le moral, c'est vraiment essentiel quand on est loin de chez soi! PAUL ETIA N'DOUMBEPAUL ETIA N'DOUMBE, CAMEROUNAIS DE 28 ANS, A DÉBUTÉ L'AVIRON EN 2005. À PEINE TROIS ANS PLUS TARD, IL CONCOURAIT EN SKIFF AUX JEUX DE 2008 À BEIJING. CETTE ANNÉE, GRÂCE À LA SOLIDARITÉ OLYMPIQUE, IL ESPÈRE SE CLASSER DANS LES DIX PREMIERS AUX JEUX À LONDRES. INTERVIEWSOLIDARITÉ OLYMPIQUEREVUE OLYMPIQUE 63