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MODE OLYMPIQUELa mode au rendez-vous Les grands couturiers ont accouru en foule pour dessiner les uniformes officiels des délégations, nous signale Joanna Hunter, tant et si bien qu'à Londres, cet été, style et élégance seront plus que jamais au rendez-vous des Jeux.On pardonne aisément à une ville qui a les yeux du monde rivés sur elle de plastronner quelque peu. Même si c'est sa troisième édition des Jeux, Londres ne fait pas exception. En effet, hormis les nouveaux équipements sportifs et autres exploits athlétiques, il est un domaine où la capitale du Royaume-Uni s'est promis de briller, celui de la mode. Ainsi, la créatrice Stella McCartney et Adidas, fournisseur officiel des tenues sportives de Team GB, la délégation britannique, ont révélé leur collaboration en mars 2012 à la Tour de Londres. Plus de 30 athlètes, comme l'heptathlonienne Jessica Ennis ou le triple sauteur Phillips Idowu, ont posé dans la tenue officielle. Stella McCartney a combiné le meilleur de la technologie de la performance avec un design contemporain reprenant les formes et couleurs du drapeau britannique (Union flag). Les 58 REVUE OLYMPIQUE

REVUE OLYMPIQUE 59MODE OLYMPIQUEmannequins d'un jour se sont déclarés ravis de leurs vêtements. Ce qui n'a pas empêché la ligne de Stella d'enflammer les esprits, et le rouge, l'une des trois couleurs du drapeau ou plutôt son absence y est pour une bonne part. «Nombreux sont ceux qui, comme moi, ressentent l'Union flag passionnément!» a tweeté la créatrice en réponse à ses détracteurs. «Pourtant, a-t-elle ajouté, le motif emploie plus de rouge et plus encore le drapeau que tous les uniformes de Team GB depuis 1984.»Controverse ou pas, la concurrence cet été sera rude pour Team GB. Ralph Lauren a lancé, en février, sa ligne «Olympic Village» destinée à la délégation américaine, frappée du poney qui est sa marque de fabrique, agrémenté d'un logo rétro des Jeux de 1948 à Londres justement. Et les afficionados de la mode sont à l'affût de ce que Giorgio Armani proposera dans son «emporio» pour la délégation italienne.Pas d'erreur, cet été, la mode jettera son dévolu sur l'arène sportive. On dit, bien sûr, qu'aux Jeux précédents les olympiens se souciaient peu de ce qu'ils portaient. Mais qu'aurait pensé Pierre de Coubertin lui-même de cet intérêt pour les beaux atours? Haute couture mise à part, il semble bien qu'il n'y restait pas indifférent. En effet, qu'il s'agisse des assortiments adaptés au sport ou de la psychologie du vêtement sportif en passant par l'hygiène, il rédigea plusieurs articles sur le sujet dans la Revue Olympique de 1908.«Pour lui [Coubertin], l'apparition de la tenue sportive représente à elle seule l'étape préliminaire au «redressement interne», comme le rappelait Walter Borgers dans la Revue Olympique en 1993, ajoutant, ce qui, incidemment, ira droit au coeur d'une Stella McCartney ébranlée, «ce pour quoi Coubertin estimait que les Anglais avait un faible particulier.»Et, assure Walter Borgers, «il n'inventait rien»! Des tenues adaptées firent l'objet d'une intervention au Congrès olympique du Havre et d'un débat dans Körperkultur, l'«Organe officiel du Comité impérial allemand des Jeux», qui en décembre 1907 s'érigeait contre «les costumes négligés, informes et non avenants peu à même de favoriser l'inspiration ou de maintenir la vigueur et l'ardeur.» Dans la perspective des Jeux de 2012, sous l'angle de la mode, il convient sans doute de rappeler que c'est à Londres que se tint le premier défilé des athlètes à l'ouverture des Jeux de 1908, dévoilant du même coup l'habillement des délégations. Il avait été demandé aux concurrents de porter leurs costumes de compétition, ce qui donna lieu à toutes sortes d'accoutrements selon qu'on était athlète, gymnaste ou escrimeur.! En 1912, on passa à des uniformes plus formels. Certains pays s'en tinrent à leurs tenues, tandis que d'autres firent assauts d'élégance: les Américains portant ? Ci-dessus: Un pas et c'est le saut dans la bonne direction pour Phillips Idowu, triple sauteur de Team GB, de 1984 (tout à gauche) à 2012 (tout à droite).