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À droite: Seb Coe décrocha l'argent sur le 800 m et remporta l'or dans le 1 500 m.MOSCOU 1980Or: 1 500 m Argent: 800 mLOS ANGELES 1984Or: 1 500 m Argent: 800 mINTERVIEW: JOHN GOODBODYMES JEUX SEBASTIAN COESEBASTIAN COE DUT SURMONTER UNE CINGLANTE DÉCEPTION DANS LE 800 M AVANT DE GAGNER L'OR DANS LE 1 500 M À MOSCOU EN 1980. QUATRE ANS PLUS TARD, IL CONSOLIDA SA RÉPUTATION DE TRÈS GRAND ATHLÈTE DE L'HISTOIRE EN GAGNANT L'OR À LOS ANGELES.J'aurais aimé aller à Montréal en 1976. Cela m'aurait sans doute évité de réaliser une performance aussi médiocre dans le 800 m quatre ans plus tard. J'aurais mieux saisi l'envergure des Jeux avant même d'espérer y décrocher une médaille. Mais en 1976, je suis passé à un doigt de la sélection.À Moscou en 1980, Steve Ovett et moi avons été sélectionnés dans le 800 et le 1 500 m pour la Grande-Bretagne. Steve est l'athlète le plus naturellement doué contre lequel j'ai jamais couru. Je ne sais pas si j'avais un truc psychologique par rapport à lui, mais il a joué un rôle très important durant ma carrière d'athlète. Le 800 m, prévu en premier, est la distance du demi-fond la plus impardon-nable qui soit. Et tout arrive très vite. Si vous voulez savoir comment ne pas courir un 800 m, vous devriez regarder le film de la course car j'y ai fait toutes les erreurs possibles même si j'ai terminé deuxième derrière Steve. Cette nuit-là, je ne parvins pas à trouver le sommeil. Au petit matin, quant mon grand copain Daley Thompson est entré dans ma chambre, je lui ai demandé quel temps il faisait. Il m'a dit: «Ça m'a tout l'air d'être plutôt argent!» N'empêche, j'étais prêt à me refaire dans le 1 500 m. Le 800 m d'ouverture était en fait deux tours de mise en jambe. L'Allemand de l'Est Jürgen Straub a réalisé une course herculéenne, mais je ne l'ai pas lâché, talonné par Steve. Et j'ai pris la tête en fin de parcours pour finalement gagner. J'ai aimé les Jeux à Los Angeles quatre ans plus tard, bien que ma préparation ait été sévèrement affectée par un problème de santé. Je suis arrivé deuxième dans le 800 m derrière le Brésilien Joaquim Cruz qui a établi un record olympique en finale. J'ai dit à Steve Ovett que nous étions un peu vieux pour jouer avec le feu comme ça! Dans le 1 500 m, l'allure était beaucoup plus véloce que quatre ans auparavant, avec l'Américain Steve Scott et l'Espagnol José Abascal menant à mi-course. Steve Cram, mon coéquipier, champion du monde l'année précédente, me suivait. Nous avons dépassé José dans le dernier virage et j'ai franchi la ligne d'arrivée avec près de six mètres d'avance. J'ai continué à concourir pendant six ans, mais ce fut ma dernière course olympique. ?74 REVUE OLYMPIQUE MES JEUX