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Page de droite: la Roumaine Alina Dimitru en finale de judo féminin. À droite: Anh Hoang a remporté l'argent en haltérophilie pour le Vietnam. Quelle est la signification de Solidarité Olympique pour le Mouvement olympique? Ayant eu le privilège de participer à la création de Solidarité Olympique et à son développement depuis le premier jour, je ressens profondément l'importance considérable que cette institution a eue et continuera de représenter à l'avenir pour l'ensemble du Mouvement olympique, mais en particulier pour les CNO. La vision déterminée du président Juan Antonio Samaranch en faveur de cette institution et le ferme appui de son successeur, le président Jacques Rogge, ont procuré durant près de trois décennies un soutien fondamental à de remarquables accomplissements. Grâce à cette constante et étroite collaboration entre le Comité International Olympique, l'Association des CNO ( ACNO) et la commission de Solidarité Olympique, notre but est de garantir le soutien le plus approprié aux CNO et à leurs athlètes et, par là même, de renforcer le Mouvement olympique et son universalité. Pour résumer la valeur de Solidarité Olympique: elle a joué un rôle essentiel dans la distribution juste et équitable des ressources financières des CNO. Elle leur a procuré, notamment à ceux disposant de ressources moindres, une garantie, afin qu'ils puissent étendre leurs activités. Elle a accordé un soutien essentiel à la préservation de leur indépendance et de leur autonomie. Solidarité Olympique a représenté pour les CNO une voie d'accès fondamentale aux programmes mondiaux et continentaux. Ceci leur a permis de mieux préparer leurs athlètes en vue de leur participation aux Jeux régionaux, continentaux et Olympiques. De façon tout aussi importante, elle a résolument contribué au renforcement et au développement de leur héritage et a promu les valeurs olympiques. À votre avis, les fonds alloués à Solidarité Olympique sont- ils suffisants? L'allocation des fonds à Solidarité Olympique résulte de règles très clairement définies. Nous recevons Les avantages pour les détenteurs de bourses olympiques comprennent des équipements d'entraî - nement adéquats, un entraîneur spécialisé dans le sport concerné ou la discipline, un appui et des contrôles médicaux et scientifiques, une assurance accident et santé, un hébergement complet et un soutien financier en vue des inscriptions et de la participation aux compétitions de qualification olympique. Les CNO sélectionnent les candidats aux bourses olympiques et transmettent leurs dossiers à Solidarité Olympique. Chaque dossier est ensuite analysé en consultation avec les Fédérations Internationales ( FI) compétentes qui s'expriment sur leurs mérites techniques respectifs. La décision finale d'accorder une bourse ou non est prise par Solidarité Olympique qui ensuite en informe le CNO. équivalentes, il y en a beaucoup d'autres qui pourraient concourir contre ceux des régions plus développées. Pour tout athlète, les Jeux Olympiques sont un rêve. C'est le sommet du sport. Simplement en allant aux Jeux, j'ai déjà gagné quelque chose, premièrement d'y représenter mon pays et toute l'Afrique. » L'idée de Solidarité Olympique de soutenir un certain nombre de CNO, après que ces pays eurent obtenu leur indépendance, a pris forme dans les années soixante. Un Comité International d'Aide Olympique ( CIAO) fut créé en 1961 qui se transforma en 1968 en une commission du CIO sous la même appellation. En 1971, celle- ci s'est fondue avec un organisme semblable créé par l'Assemblée générale permanente des CNO ( prédécesseur de l'ACNO). Et ainsi apparut la commission de Solidarité Olympique. En 1981, sous la conduite de Juan Antonio Samaranch, alors président du CIO, et du président de l'ACNO et membre du CIO, Mario Vázquez Raña, la commission a pris sa forme actuelle avec la mission de satisfaire les attentes et les intérêts des CNO. En 2001, Jacques Rogge décida de renforcer son action et réaffirma le souhait de poursuivre la décentralisationpolitique et administrative de Solidarité Olympique en direction des Associations continentales de CNO. À cette fin, il a nommé Mario Vázquez Raña à la présidence de la commission et l'a restructurée. Celle- ci est désormais composée de CNO et d'athlètes. Dès que la bourse est accordée, Solidarité Olympique s'attache à procurer des conditions d'entraînement optimales à chacun des athlètes concernés. Et à cette fin, en étroite collaboration avec les FI, elle a instauré un réseau mondial de centres d'entraînement de haut niveau, depuis le Centre mondial de cyclisme en Suisse à celui de haut niveau à Eldoret au Kenya. Solidarité Olympique a passé divers accords avecdes centres d'entraînement et oeuvre de près ou de loin avec des CNO et des FI qui proposent leurs centres d'entraînement nationaux et supervisent les athlètes boursiers. La décision, quant à savoir si l'athlète doit s'entraîner chez lui ou à l'étranger dans un centre d'entraînement de haut niveau, se fonde exclusivement sur les besoins des athlètes, les exigences de leur sport et les souhaits des CNO. Après le succès de Beijing, le président de la commission Mario Vázquez Raña a déclaré avec fierté: « Solidarité Olympique a contribué de manière importante à la réussite de ces Jeux en proposant aux athlètes un programme de bourses olympiques qui leur a permis d'accéder à un soutien technique et financier crucial et ainsi de les placer sur un pied d'égalité avec les athlètes du reste du monde. » Et après l'exemple de Usain Bolt, Mario Vázquez Raña et nous- mêmes pouvons nous demander qui sera la prochaine comète à traverser le firmament de Solidarité Olympique? ¦ 52 REVUE OLYMPIQUE SOLIDARITÉ OLYMPIQUE MARIO V ´ ÁZQUEZ RAÑAPRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE SOLIDARITÉ OLYMPIQUE DU CIO

REVUE OLYMPIQUE53 SOLIDARITÉ OLYMPIQUE aujourd'hui ce qui nous est dû. Cela ne signifie pas pour autant que c'est suffisant. La croissance mondiale du sport olympique est à l'origine d'une demande accrue pour ce qui est du développement sportif. Et, pour parler franchement, Solidarité Olympique ne peut pas tout prendre en charge. En ce sens, les contributions gouvernementales et du secteur privé sont cruciales, sans oublier celles des sponsors qu'ils soient nationaux ou internationaux. Quel défi principal avez- vous dû relever durant votre mandat de président de la commission? Les principales missions que je m'étais fixées étaient de coordonner des activités conçues pour établir et mettre en oeuvre la décentralisation du financement et une collaboration étroite avec les Associations continentales. Cette politique nous a permis de mieux prendre des décisions en vue de solutions adaptées aux problèmes spécifiques à chaque pays. Autre tâche importante, celle de garantir une transparence absolue dans la gestion des ressources financières allouées à chaque activité et d'exercer un contrôle performant sur leur usage et affectation à des objectifs approuvés. Et quelle a été votre plus grande satisfaction? Ma plus grande satisfaction a été de pouvoir aider le Mouvement olympique et de collaborer avec lui au bénéfice des CNO, dont le rôle de sensibilisation auprès des enfants et des jeunes du monde entier est crucial. C'est moins la recherche d'une satisfaction personnelle, que la réalisation d'objectifs communs, parmi lesquels: l'augmentation croissante du financement alloué aux CNO, un meilleur soutien aux athlètes, dans tous les sens du terme, amenant à de meilleurs résultats et à une plus grande universalité des Jeux, une expansion des infrastructures sportives et l'augmentation des activités conçues pour promouvoir l'inclusion des femmes dans le sport, la protection de l'environnement, l'éducation et l'héritage olympique. Je suis satisfait de la tâche accomplie jusqu'à présent, mais il n'y a pas de temps à perdre. Nous devons continuer dans cette voie du succès et envisager les prochaines étapes. Quel est l'avenir de Solidarité Olympique? Des changements sont- ils à prévoir? Nous avons d'abord créé l'institution « Solidarité Olympique » . Ensuite, nous avons progressivement amené ses activités à des niveaux plus élevés. Je perçois un bel avenir pour Solidarité Olympique. La direction du Mouvement olympique est solide et les besoins du développement sportif ainsi que les avantages qu'on en tire ne sont pas contestés. L'un des principaux objectifs de Solidarité Olympique est de soutenir les CNO dans la sensibilisation de tous les jeunes du monde, afin qu'ils se mettent au sport et qu'ils y soient assidus et pour les aider à se dépasser. Dans notre monde actuel, l'oeuvre et le rôle du sport et de ses valeurs sont plus significatifs que jamais. Aujourd'hui, il serait impossible d'imaginer l'action des CNO et le développement de programmes d'entraîne - ment sans le soutien de Solidarité Olympique. À l'avenir, cette interdépendance seraencore plus importante. Je suis sûr que mon successeur, tout en imprimant sa marque, insistera dans cette voie avec grand succès. À la suite du succès du programme de Solidarité aux Jeux d'été, un programme complet de bourses est prévu pour les Jeux d'hiver de 2010 à Vancouver, du même type que celui des Jeux olympiques d'été. Pour Turin en 2006, un programme d'aide de Solidarité avait été mis en place, mais pour Vancouver l'aide est plus spécifique pour les athlètes, ce qui fait qu'ils peuvent s'entraîner dans de meilleures conditions deux ans avant les Jeux Vancouver. Le programme n'a pas pour objet de permettre aux pays sans traditions de sports d'hiver de commencer à y prendre part. C'est pourquoi l'admission des CNO au programme est fonction de leur délégation aux Jeux à Turin. Il s'agit d'aider les athlètes pour élever le niveau des Jeux Olympiques d'hiver sans en modifier artificiellement la participation. Lire en page 54 quatre interviews d'athlètes du monde entier qui bénéficient de bourses de Solidarité Olympique en vue des prochains Jeux. VANCOUVER 2010