page 1
page 2
page 3
page 4
page 5
page 6
page 7
page 8
page 9
page 10
page 11
page 12
page 13
page 14
page 15
page 16
page 17
page 18
page 19
page 20
page 21
page 22
page 23
page 24
page 25
page 26
page 27
page 28
page 29
page 30
page 31
page 32
page 33
page 34
page 35
page 36
page 37
page 38
page 39
page 40
page 41
page 42
page 43
page 44
page 45
page 46
page 47
page 48
page 49
page 50
page 51
page 52
page 53
page 54
page 55
page 56
page 57
page 58
page 59
page 60
page 61
page 62
page 63
page 64
page 65
page 66
page 67
page 68
page 69
page 70
page 71
page 72
page 73
page 74
page 75
page 76
page 77
page 78
page 79
page 80
page 81
page 82
page 83
page 84

TM 74REVUE OLYMPIQUEwww. olympic. org/ athletes MES JEUX L orsque j'étais enfant, je voulais tout simplement être bon à quelque chose et je songeais surtout à devenir ingénieur. Ce n'est qu'à l'adolescence que j'ai vraiment découvert l'aviron. J'avais 15 ans la première fois que je suis monté dans un bateau. Lorsque j'ai vu l'équipe danoise aux Jeux de 1988, j'ai immédiatement rêvé de devenir olympien. Étudier la physiologie à l'Université de Copenhague m'a aidé à en savoir plus sur le corps humain et je me suis entraîné très dur. À l'approche des Jeux à Atlanta, l'aviron avait pris une part considérable dans ma vie. Et la combinaison de ma première participation olympique, marquant la réussite de mon objectif, et de la rencontre d'autres athlètes danois de niveau international a transformé cet événement en une expérience inoubliable. Se retrouver sous le feu des projecteurs demeure une sensation incroyable. Notre succès était très attendu, mais c'est de nous-mêmes que provenait la pression la plus forte, car nous savions que nous pouvions gagner. C'était la première fois que l'épreuve du quatre poids moyens était organisée aux Jeux et nous affrontions les Canadiens et les Américains, mais nous avons été suffisamment forts pour les évincer en finale. En tant que rameurs, nous avons de la chance car notre épreuve est souvent terminée dès le début du programme des Jeux et nous pouvons donc suivre à loisir les aux autres compétitions et aller soutenir le reste de la délégation danoise. En 2004, j'étais très fier de porter le drapeau danois à la cérémonie d'ouverture - d'autant que j'étais persuadé que c'était mes derniers Jeux. Mais toute mon attention se portait sur les courses à remporter. Cette attention a payé car nous avons récupéré le titre que nous avions perdu à Sydney où nous n'étions arrivés que troisièmes en finale. Après avoir une nouvelle fois renoncé à me retirer de la compétition pour une dernière course - ou du moins c'est ce que je disais à l'époque! - à Beijing, j'étais plus détendu et je n'ai pas ressenti la même pression qu'à Athènes. J'ai été captivé par l'ensemble de l'expérience du village olympique et de la ville ainsi que celle de ma course. En tant que champions en titre, nous étions les favoris et en finale nous avons mené la course du début à la fin pour décrocher l'or. Mon souvenir le plus vivant de ces Jeux est la présence de volontaires chinois qui nous aidaient où que nous nous trouvions. Comme s'ils étaient des millions! Leur enthousiasme était contagieux. Les Jeux sont extraordinaires, ils font l'objet de tellement d'attention et, où qu'ils aient lieu, ils sont pour un temps le centre du monde. Vous faites partie non seulement d'une équipe d'aviron, mais aussi de la délégation danoise et tous ces gens partagent une camaraderie fantastique. Je ne suis plus en compétition à présent, mais je me maintiens en forme et je n'ai pas encore pris de décision pour 2012. ¦ À droite: Eskild Ebbesen ( devant) célèbre la victoire d'une troisième médaille d'or à Beijing en 2008. MES JEUX ESKILDEBBESEN LE RAMEUR DANOIS SE SOUVIENT DES GRANDS MOMENTS DE SA CARRIÈRE QUI LE VIT REMPORTER TROIS MÉDAILLES D'OR OLYMPIQUES À QUATRE ÉDITIONS DES JEUX. 2008 BEIJING Or: Quatre de pointe, poids légers 2004 ATHÈNES Or: Quatre de pointe, poids légers 2000 SYDNEY Bronze: Quatre de pointe, poids légers 1996 ATLANTA Or: Quatre de pointe, poids légers INTERVIEW: TOM POUNTNEY