page 1
page 2
page 3
page 4
page 5
page 6
page 7
page 8
page 9
page 10
page 11
page 12
page 13
page 14
page 15
page 16
page 17
page 18
page 19
page 20
page 21
page 22
page 23
page 24
page 25
page 26
page 27
page 28
page 29
page 30
page 31
page 32
page 33
page 34
page 35
page 36
page 37
page 38
page 39
page 40
page 41
page 42
page 43
page 44
page 45
page 46
page 47
page 48
page 49
page 50
page 51
page 52
page 53
page 54
page 55
page 56
page 57
page 58
page 59
page 60
page 61
page 62
page 63
page 64
page 65
page 66
page 67
page 68
page 69
page 70
page 71
page 72
page 73
page 74
page 75
page 76
page 77
page 78
page 79
page 80
page 81
page 82
page 83
page 84

58REVUE OLYMPIQUE SOLIDARITÉ OLYMPIQUE PRÊT POUR2010 Leyti Seck, skieur alpin sénégalais de 28 ans, était le seul représentant de son pays aux Jeux Olympiques d'hiver de 2006 et il a terminé 55edans le super G. Son meilleur résultat jusqu'à présent, il l'a accompli à Mitterfirmiansreut ( Allemagne) en 2006, où il a terminé 5edans le slalom avec un temps de 1' 21'' 53. Leyti a pu établir son programme d'entraînement en Autriche en vue des Jeux à Vancouver, grâce à une bourse de la Solidarité Olympique. Julian Davis est allé à sa rencontre. Comment progresse votre entraînement? Je fais partie du programme de la Solidarité Olympique depuis juillet dernier, ce qui m'a permis de me préparer sérieusement. J'ai donc été entraîné avec une équipe régionalede course de ski en salle près de Hambourg et sur les glaciers autrichiens. Sinon, je me maintiens en forme en effectuant une mise en condition régulière. Vous courez pour le Sénégal, mais vous êtes fixé en Autriche. Cela vous donne- t- il une chance de vous entraîner avec des athlètes du top niveau? Oui, je vis en Autriche et il y a quelques années, je me suis entraîné avec l'équipe junior de haut niveau à Salzbourg. Mais, l'entraînement avec l'équipe nationale serait trop onéreux. Je devais aussi étudier à l'Université de Salzbourg, ce qui m'empêchait de voyager. À présent, j'ai intégré une équipe régionale de ski très bien organisée avec de jeunes concurrents excellents. Aller aux Jeux à Vancouver pour représenter le Sénégal vous enthousiasme- t- il? Honnêtement, je n'ai pas vraiment de chance de remporter une médaille, mais je vais aux Jeux Olympiques pour réaliser mon meilleur score et représenter mon pays natal. La qualification aux Jeux est très équitable, notamment pour les petits pays de ski, ce qui permet de démontrer que des skieurs expérimentés du monde entier peuvent concourir. Comment la Solidarité Olympique vous a- t- elle aidé, tant sur le plan pratique que financier? Je bénéficie du programme depuis juillet 2009. Cela m'a permis d'obtenir des séances d'entraînement supplémentaires en été en Autriche et un programme intensif sur la neige à partir d'octobre jusqu'aux Jeux. LEYTI SECK

REVUE OLYMPIQUE59 SOLIDARITÉ OLYMPIQUE UNRÊVEQUIDEVIENTRÉALITÉ C'est en regardant la cérémonie d'ouverture des Jeux de Nagano à la télévision, que Faisal Faisal, 17 ans à l'époque, joueur de football doué, champion régional du 200 m, originaire de Bagdad ( Irak), a fait le voeu de représenter son pays à la prochaine édition de ces Jeux, tant il était frustré de l'absence de celui- ci. En dépit de la difficile situation nationale, des accès de panique et des trajets de 14 heures en bus, il a poursuivi son rêve, manquant de peu la qualification en skeleton pour les Jeux à Turin. Aujourd'hui, comme l'a découvert Tom Pountney, Faisal, 29 ans désormais, s'entraîne aux États- Unis et espère porter le drapeau irakien à Vancouver. Y- a- t- il eu des moments où vous auriez pu renoncer à votre rêve olympique? Tous ceux à qui j'ai demandé de m'aider m'ont envoyé m'adresser à quelqu'un d'autre. C'était vraiment décourageant, mais je n'ai jamais songé à abandonner. J'ai toujours cru que mon rêve deviendrait réalité. J'ai ressenti comme l'obligation de réussir car peu de jeunes bénéficient des possibilités qui sont les miennes. Les Américains ont été très encourageants et je fais désormais partie de l'environnement ici. Je suis traité comme un athlète américain. Qu'avez- vous ressenti avant de vous lancer dans votre première descente en skeleton? Je vous mentirais si je vous disais que je n'étais pas un peu anxieux. La peur de l'inconnu est sans doute ce qui pèse le plus, mais passé la première fois, je n'ai eu de cesse de recommencer. Le parcours sans encombre auquel je m'attendais a pris un tour très brutal. Mais en fait, j'ai jubilé car je savais que l'expérience serait rude. Votre oncle Talib détient toujours le record d'Iraq du 400 m. Votre famille et votre éducation vous ont- elles aidé à vous déterminer pour les Jeux? Ma famille m'a beaucoup encouragé et le sport a toujours été très important pour nous. Mon quartier était fou de sport et nous avons grandi en jouant au football dans la rue, à rêver d'aller en Coupe du monde. J'espérais devenir footballeur ou pilote de Formule 1, mais le plus important, c'était de réussir. C'est ce qui donne sens à ma vie et cela va ouvrir des perspectives à mes jeunes compatriotes. Pour la première fois, ils vont avoir un concurrent à regarder aux Jeux d'hiver, ceci va leur permettre de partir à la poursuite de leurs rêves. Je veux devenir le modèle que je n'ai jamais eu pour les sports d'hiver. Votre meilleure place au classement de la Coupe du monde était 14e. Quel est votre but aux Jeux si vous êtes sélectionné? Je vais donner tout ce que je peux. J'ai eu un bon entraînement durant l'été et j'utiliserai les mêmes patins que Kristan Bromley [ Champion du monde 2008] et que Shelley Rudman [ médaille olympique d'argent 2006]. Je ne dirais pas que mon objectif est de décrocher l'or, mais porter le drapeau et obtenir un résultat respectable signifierait déjà beaucoup. Comment la bourse de la Solidarité Olympique vous a- t- elle aidé à transformer votre rêve en réalité? De manière considérable. Elle m'a officiellement intégré dans la famille olympique. Devenir un athlète boursier a beaucoup simplifié l'aspect administratif. À présent, je suis reconnu comme un athlète qui tente de se qualifier aux Jeux Olympiques. Ne pas y parvenir pour les Jeux à Turin a été dévastateur mais depuis, le CIO a été très encourageant. FAISAL FAISAL